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Abus de confiance portant sur 40 millions- Les anciennes basketteuses Aya Pouye et Aïda Ndong soldent leurs comptes à la barre

Membres de l’amicale internationale des anciennes basketteuses du Sénégal, Aïda Ndong et Rokhaya Pouye dite Aya ont soldé leurs comptes, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Dakar. En effet, c’est la première nommée qui a attrait l’autre à la barre pour abus de confiance portant sur 40 millions et rétention du récépissé de l’association.

Il ressort des débats d’audience qu’Aya Pouye avait été élue, en 2008, présidente de l’association pour une durée de 4 ans. Au terme de son mandat, explique la plaignante, elle a demandé une prolongation pour l’organisation du tournoi international de Bonaventure Carvalho. Mais, dit-il, elle a organisé un bal à la place. « Après cette soirée, Aya a refusé qu’on aille à des élections. C’est dans ce cadre qu’une assemblée générale extraordinaire a été tenue le 25 Mai 2013, au stade Marius Ndiaye, et j’ai été élue présidente en vertu des dispositions de l’article 14 du statut de notre structure. Je dois préciser que les 2/3 des membres de l’amicale étaient présentes. Et Aya a été informée par voie d’huissier de cette assemblée, même si elle a refusé de venir », a expliqué Aïda Ndong. Poursuivant, elle a soutenu que la mise en cause a refusé de lui remettre le récépissé du fait de sa gestion nébuleuse. Pis, elle a changé le compte bancaire qui était logé à la Bhs pour le transférer à la Bicis. Devant la barre, Aïda Ndong a également expliqué que c’est après son élection qu’elle a su qu’Aya recevait des chèques de la Socabeg, lors de leurs activités. « Elle nous informait seulement des chèques de la Lonase. On était financé à hauteur de 40 millions de francs par des sponsors et des mécènes. Et, elle n’a jamais voulu nous rendre compte », a-t-elle déploré. De son côté, Aya Pouye a nié les faits, arguant que les fonds ne dépassent pas 12 millions. A l’en croire, rien n’atteste qu’elle n’est plus la présidente de ladite association.

Sur une question de savoir comment elle a utilisé les fonds, elle rétorque : « J’organisais des conférences religieuses et des voyages. Les décaissements se faisaient suivant les règles de l’art avec ma signature et celle de la trésorière. J’ai amené 14 membres à la Mecque. Aussi, le Premier ministre de l’époque, Souleymane Ndéné Ndiaye, m’avait subventionné à hauteur de 5 millions de nos francs ». Elle ajoute : « on a été au Cameroun et j’avais acheté les billets d’avion à 485.000 le prix unitaire. Les membres ne cotisaient que 1000 francs. C’est l’association qui couvrait les frais de logement et de restauration. Non sans oublier qu’à Bamako, j’avais acheté les billets à 350.000 mille et on était 35 membres ». Par ailleurs, les témoins Mame Maty Mbengue et Aïda Sy, ont confirmé les deux parties dans leurs déclarations. Cependant, la première nommée explique qu’elle n’a pas participé à l’AG où la partie civile a été élue. De son côté, le maître des poursuites a indiqué que la prévenue n’apporte pas la preuve de son innocence. Ainsi, a-t-il requis deux ans avec sursis à son encontre. La défense a quant à elle soutenu que rien ne prouve que la partie civile a été élue présidente. Selon elle, la plaignante a été manipulée avec son groupe par Baba Tandian pour semer la pagaille au sein de l’amicale. Sur ce, la robe noire a demandé le renvoi des fins de la poursuite. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 22 mars prochain.

Cheikh Moussa SARR

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