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Abus de confiance portant sur plus de 8 millions Le caissier principal de la pâtisserie «les Ambassades» attrait à la barre

 Le patron de la pâtisserie «les Ambassades» a attrait, hier, son principal caissier à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour abus de confiance portant sur plus de 8 millions de nos francs. L’affaire est mise en délibéré pour le vendredi 27 mars prochain.

Le patron de la pâtisserie «les Ambassades» a attrait, hier, son principal caissier à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Jamal Omaïs poursuit son employé pour abus de confiance portant sur plus de 8 millions de nos francs. S’agissant des faits, le caissier principal de ladite boite avait été recruté par Jamal Omaïs, afin qu’il puisse gagner dignement sa vie. Cependant, il a abusé de la confiance de son patron. Il faut dire qu’en 2003, Gerard Negen, caissier, avait fait une malversation, avant d’accepter de signer une reconnaissance de dette estimée à 3 millions de nos francs qu’il a eu à payer, à raison de 250.000 francs/mois. Et, au cours de l’année de 2014, le sieur Negen a tenté un autre coup qui lui a valu un mandat de dépôt. Devant les enquêteurs, Negen explique : «il ne s’agit pas d’un détournement à des fins personnelles, mais plutôt pour payer diverses factures concernant le bon fonctionnement de l’entreprise.» Pour étayer ses propos, le mis en cause dira : «sur les recettes de tous les jours, une somme est déposée à la banque et l’autre partie est utilisée pour assurer les dépenses de l’entreprise. Cependant, cet argent n’était pas suffisant pour couvrir toutes les dépenses. Ainsi, a-t-il fallu que je défalque de l’argent un peu partout pour le complément.» Devant cette situation, dit-il, le patron n’a rien voulu faire. C’est sur ces entrefaites qu’il a photocopié les reçus qu’il gardait chez lui.

Le prévenu risque 6 mois de prison ferme

Le prévenu avait bénéficié d’une mise en liberté provisoire, afin de permettre à l’expertise comptable de l’entreprise de faire son travail. Faisant le compte-rendu de son rapport, l’expert comptable a fait état d’un manquement de 900 000 F Cfa, somme reconnue par le prévenu qui a juré de rembourser jusqu’au dernier centime. Le patron a aussi informé que le caissier avait signé une reconnaissance de dette de plus de 8 millions. «Si j’ai accepté de signer, c’est parce qu’il a menacé de me frapper», a justifié le prévenu. Faux, dira le patron, selon qui, les recettes étaient largement suffisantes pour assurer les dépenses de la pâtisserie. Il sera conforté dans ses propos par son comptable maison, Abdoulaye Diop, témoin dans ce dossier. Ainsi, la partie civile a-t-elle réclamé la restitution de l’intégralité de la somme et le franc symbolique pour préjudice causé. Le procureur de la République a requis une peine d’emprisonnement d’un an dont 6 mois ferme. Jugeant le réquisitoire du représentant du ministère public lourd, la défense a plaidé pour une application bienveillante de la loi. L’affaire sera vidée demain vendredi.

Cheikh Moussa SARR

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