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Accès à internet 400 millions de dollars dorment dans les caisses des États africains

Le Rapport de World Wide Web Foundation et Alliance for Affordable Internet, a estimé qu’il y a 408 millions de dollars, destinés à renforcer l’accès à internet, qui ne sont pas utilisés.

Dans une étude publiée en mars 2018 de World Wide Web Foundation et Alliance for Affordable Internet, il est mentionné que plus de 400 millions de dollars, destinés à améliorer l’accès à internet, ne sont pas utilisés. Or l’Afrique est la région avec le taux de pénétration d’internet le plus bas, avec 22%, et le fossé numérique entre les genres le plus élevé (25 %). Il y a 177 millions de dollars qui « dorment » dans les Fonds pour l’accès et le service universels (FASU), sans être dépensés. Un chiffre qui ne concerne que les 13 pays qui publient des détails sur le fonctionnement de leurs FASU, note l’étude. Au total, pour les 37 FASU en Afrique, ce sont plus de 408 millions de dollars qui ne sont pas dépensés par les États africains, alors que ce montant pourrait être utilisé pour améliorer l’accès à internet des populations, selon les estimations du rapport. Seul 68% des pays africains disposent d’un FASU, et 62% de ces caisses sont actives. Le taux de décaissement des FASU est limité, atteignant seulement 54% en 2016. « Les Nations-unies ont convenu de travailler à la réalisation de l’objectif d’ici 2020, dans le cadre du développement durable, et la plupart des pays ont des politiques en place pour veiller à ce que l’accès et l’utilisation d’Internet soient une réalité pour tous », lit-on. Pour d’atteindre ce but et connecter les communautés ne bénéficiant pas d’un accès à internet, de nombreux pays ont mis en place ces Fonds pour l’accès et le service universels (FASU), qui sont financés par des contributions obligatoires des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs de services de télécommunication. Transparence dans la gestion  des  fonds  L’étude a montré que seulement 23 Etats, dont le Sénégal, publient ouvertement des détails sur les activités du Fonds pour l’accès et le service universels. Ces détails peuvent ne pas toujours inclure compléter les détails financiers. Bien que les détails publiés énumèrent souvent les projets qui ont été financés par l’USAF, la source explique qu’il est difficile de déterminer la sélection, la conception et les bénéficiaires visés par ces projets. C’est pour cela que le rapport recommande la transparence autour du financement et des opérations de décaissement.

Zachari BADJI

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