Accueil / SANTE / Accès à l’eau et à l’assainissement : L’Afrique doit accélérer la mobilisation des ressources financières

Accès à l’eau et à l’assainissement : L’Afrique doit accélérer la mobilisation des ressources financières

Le Soleil- L’urgence pour la Facilité africaine de l’eau (Fae), c’est de lever des fonds pour la mise en œuvre de sa Stratégie 2017-2025. C’est ce qui est ressorti de son 17ème Conseil de direction présidé par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr.

La 17ème Réunion du Conseil de direction de la Facilité africaine de l’eau (Fae) s’est ouverte, hier, à Dakar, en présence du ministre Zimbabwéen de l’Eau et de l’Assainissement, Oppah Muchinguri, et du ministre nigérian de l’Eau et de l’Environnement, Suleiman Adams. Les experts vont passer en revue les forces et faiblesses de la première année de mise en œuvre de la stratégie de l’institution couvrant la période 2017-2025. « Nous allons faire le point sur l’exécution de la première année de notre Stratégie 2017-2025. Nous allons tirer les leçons de la première année de mise en œuvre », a justifié le président par intérim de la (Fae), Jean Michel Ossette.

La Fae a défini un cadre d’intervention avec une hiérarchisation des besoins des pays africains. Ces actions s’inscrivent en droite ligne de la concrétisation de la vision africaine de l’eau. « La Fae a élaboré, depuis ses débuts, une série de plans et programmes stratégiques dont le premier en cours est le Plan stratégique 2017-2025 qui définit les domaines prioritaires d’intervention en vue de mettre en adéquation ses opérations avec les attentes, ô combien importantes, des acteurs de l’eau, contribuant ainsi à promouvoir le développement économique et social en Afrique et accroître sa résilience au changement climatique », a noté le ministre Diène Farba sarr qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Faut-il le rappeler, la Facilité africaine de l’eau a réussi à financer des projets à hauteur d’un milliard quatre cents millions d’euros (en termes d’engagement). Ces projets d’investissements concernent les domaines de l’alimentation en eau, l’assainissement et l’hydro-électricité. « L’expérience de la Facilité met assurément en évidence sa capacité exceptionnelle d’attirer les investissements indispensables aux infrastructures et services relatifs à l’eau. En effet, 70% des projets préparés par la Facilité sécurisent le financement nécessaire à leur mise en œuvre », a fait remarquer Diène Farba Sarr.

Le directeur de l’Eau et de l’Assainissement de la Banque africaine de développement (Bad), Osward Chanda, est revenu sur le chemin parcouru en termes de mobilisation des ressources financières. Remerciant les partenaires, il a reconnu la nécessité d’engranger d’autres résultats pour mériter davantage leur confiance et celle des bailleurs.

Mériter davantage la confiance des partenaires
Le secrétaire exécutif du Conseil des ministres de l’Eau (Amcow), Canisius Kanangire, a insisté sur la résorption du gap de financement. C’est l’une des conditions de l’atteinte des objectifs fixés. « L’insuffisance de ressources financières freine le développement du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique. Les autres défis sont liés à la pollution de l’eau et à la gestion de la ressource », a-t-il énuméré. L’amélioration des indicateurs dans le continent est fortement tributaire de la capacité de financement des Etats et des institutions. C’est le bien fondé de la création de la Fea, en 2004, et qui est gérée par la Banque africaine de développement (Bad) à la demande du Conseil des ministres africains de l’Eau (Amcow). « L’un des grands défis, c’est la réalisation des infrastructures structurantes pour améliorer l’accès à l’eau pour tous les usages. Pour cela, il faut des financements. Nous ne pouvons pas avoir ces infrastructures sans ressources », a relevé le responsable de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre), Niokhor Ndour.

Idrissa SANE

 

À voir aussi

Ebola en Rdc : Le Sénégal en état d’alerte !

Les autorités sanitaires du pays sont en état d’alerte maximale. Le ministère de la santé …

Santé : « And Geusseum » déclenche 72 heures de grève

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (Asas/Sutsas-Sudtm) « And Geusseum » le syndicat déroule son troisième …