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ACCIDENTS EN MER AU SÉNÉGAL 450 pêcheurs sont morts entre 2000 et 2014 

La mer continue de faire des victimes au Sénégal. En 14 ans, 450 pêcheurs ont perdu la vie dans des accidents de mer. Un chiffre très alarmant selon le responsable du Service météorologique à l’Anacim, Léon Mansal. Ainsi, pour réduire le nombre d’accidents en mer, les pêcheurs réclament à l’État l’assainissement du secteur. C’était lors d’un séminaire de formation des pêcheurs sur le changement climatique et pêche.

Les accidents de mer deviennent de plus en plus récurrents au Sénégal. En effet, de 2000 en 2014, 450 pêcheurs sont morts dans des accidents de mer. Un chiffre qui fait peur si l’on en croit aux propos de Léon Mansal, responsable du Service météorologique à l’Anacim. Notre interlocuteur est largement revenu sur les causes de ces accidents qui emportent les pêcheurs sénégalais. Selon Léon Mansal, la plupart des accidents sont dûs au non-respect des normes de pêche par les acteurs. Pour lui, les pêcheurs ne prennent pas le temps d’embarquer, avec eux, tout le matériel nécessaire pour aller en mer. Il s’agit : du gillet de sauvetage, une lampe torche, un couteau, entre autres. « Aujourd’hui, pour réduire le nombre d’accidents en mer, les pêcheurs doivent non seulement avoir à leur disposition tous les éléments précités mais aussi respecter les conseils de la météo », a indiqué M. Mansal. Selon lui, la sécurité en mer constitue, à ce jour, un véritable problème au Sénégal parce qu’on remarque dans le contexte du changement climatique de plus en plus d’accidents en mer avec d’importants dégâts en vies humaines et en matériels. « Donc, comme je l’ai dit, quand je présentais les statistiques, nous avons essayé de voire entre 2000 et 2014, il y a eu 450 pertes en vies humaines, ce sont des chiffres très alarmants », révèle-t-il avant d’annoncer la mise en place par l’Anacim d’une structure qui aura pour mission de veiller spécifiquement sur la sécurité en mer.

Assainissement du secteur

À ce jour, les plus inquiets dans cette situation ce sont bien les pêcheurs. Pour ces derniers, l’État est en partie responsable de ce qu’ils vivent comme difficultés. « Au Sénégal, les pêcheurs sont traités comme des moins que rien. Nous n’avons jamais bénéficié de formation de la part de nos gouvernants. Alors que nous sommes des citoyens comme vous et comme eux. Mais malheureusement, nous sommes marginalisés », peste Badara Diakhaté, pêcheur de son état. Autre préoccupation des pêcheurs, l’assainissement de leur secteur. « Chaque jour que Dieu fait, nous enregistrons de nouveaux pêcheurs qui, en réalité, n’avaient jamais pratiqué la pêche. Ce sont des gens qui évoluaient dans d’autres secteurs et c’est après échec qu’ils se lancent dans la pêche. Et si vous faites attention, la plupart des victimes dans les accidents de mer sont ces derniers. C’est la raison pour laquelle, nous invitons l’État à réorganiser notre secteur et de l’assainir afin de diminuer les pertes en vies humaines en les cas d’accidents de mer », dixit Badara Diakhaté. Ces pêcheurs de Cap-Skiring bénéficiaient d’une formation sur le changement climatique et pêche. Un programme que déroule l’Anacim dans toutes les zones de pêche au Sénégal. Une manière pour l’Anacim de préparer les acteurs de la pêche en cette veille hivernale.

Abdourahmane Diallo (Correspondant à Ziguinchor)

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