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ACCORD SUR LA FACILITATION DES ÉCHANGES Pour une réduction des coûts et matériels de traitement du dédouanement

Le Conseil national du patronat du Sénégal (CNPS), en accord avec la Douane sénégalaise, a organisé, hier, à Dakar, une rencontre sur les procédures douanières et de facilitation des échanges commerciaux. Selon les acteurs, les attentes sont, entre autres, la réduction des coûts et des matériels de traitement du dédouanement, l’accompagnement des entreprises.
L’accord sur la facilitation des échanges contient des dispositions visant à accélérer le mouvement, la main levée et le dédouanement des marchandises, y compris des marchandises en transit. « Nous avons invité donc l’administration des douanes à faire face aux entreprises pour parler des procédures douanières et de la facilitation des échanges commerciaux », a fait savoir Mactar Diallo, Vice-président du CNPS. Selon lui, c’est l’occasion pour la douane de faire visiter la convention, donc les accords sur les facilitations, de parler aussi de la plateforme informatique pour la dématérialisation.

Ainsi, M. Diallo de préciser que l’attente, c’est la réduction des coûts et des matériels de traitement du dédouanement, l’encadrement et l’accompagnement des entreprises, notamment celles qui exportent, le dédouanement centralisé auprès d’un guichet unique. La simplification est relative à tout ce qui est relatif aux procédures, c’est-à-dire que depuis l’arrivée de la marchandise jusqu’à ce que l’importateur puis l’opérateur obtienne son bon à enlever. Il y a plusieurs séquences à ce niveau qu’il  faut simplifier. « Il faut donc aller vers les procédures personnalisées pour les entreprises de façon à ce que l’opération qui se déroulait au bout de trois ou quatre jours se dénoue en 2 heures ou 3 heures. Dès que le consignataire lui déclare que la marchandise est arrivée que la douane puisse rétrécir au maximum les délais de traitement de la marchandise pour lui permettre de gagner un temps énorme dans le processus de fabrication », explique Papa Ousmane Guèye, Directeur général des Douanes sénégalaises.

À l’en croire, le Tarif extérieur commun (Tec), c’est juste le système de tarification des marchandises qui entrent au Sénégal. « C’est un outil que nous partageons dans le cadre de l’espace CDEAO. Il n’y a pas de problèmes, nous dédouanons sur cette base, depuis son entrée en vigueur, en 2015 », ajoute le patron de la Douane. Pour ce qui concerne les entreprises, le Dg de la Douane précise qu’il n’y a aucun problème. Elles n’ont pas le Tarif extérieur commun (Tec) ; les entreprises, en réalité, travaillent sur des régimes qui leur sont propres ou elles sont dans des régimes de suspensions ou dans le cadre de programmes simplifiés de partenariat qui leur permettent de faire leurs opérations dans des délais très réduits.

Cependant, Papa Ousmane Guèye de noter que la Douane est informatisée, depuis 1990. « Aujourd’hui, on est en train de travailler d’abord de faire en sorte que tous les bureaux de douanes du Sénégal soient informatisés. Aussi, que toutes les procédures même de transite vers l’exportation soit informatisées. Et enfin, d’arriver à une dématérialisation totale de ces procédures de façon à ce que nous ayons la parpelle, c’est-à-dire que celui qui déclare sa marchandise derrière son Computer fasse son traitement sans manipulation de document. Nous y gagnons en temps et en sécurité », précise le Dg de la Douane.
Notons que cet accord prévoit, en outre, des mesures en vue d’une coopération effective entre les douanes et les autres autorités compétentes pour les questions de facilitation des échanges et de respect des procédures douanières. Il comporte aussi des dispositions relatives à l’assistance technique et au renforcement des capacités dans ce domaine. « Aujourd’hui, notre challenge c’est qu’à Ziguinchor, Tamba ou à Moussala, l’importateur vienne avec sa marchandise pour être dédouané à partir d’un système d’informatique », conclut-il.

Khady Thiam COLY

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