SPORT

Accusé de corruption, chantage et extorsion de fonds… Lamine Diack, un mythe qui s’effondre !

  • Date: 9 novembre 2015

En attendant d’être innocenté,  Lamine Diack mis en examen par la juridiction française pour corruption, chantage et extorsion de fonds voit son image déjà écornée.

Un coup de massue. Après 39 ans comme membre de l’IAAF et 16 ans à la tête de la présidence de l’institution, qui aurait cru que Lamine Diack tomberait aussi bas à quelques  mois de la fin (en poste jusqu’en août 2015) de son exercice.  Avec sa posture diplomatique et son passé antérieur dans la politique sénégalaise, il était impossible d’imaginer un tel scenario.  

Mystère. La retraite de l’ancien maire de Dakar ne devrait pas être de tout repos. Et du tout. Mercredi 4 novembre, Lamine Diack l’ancien patron de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF),  a été mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé par la justice française, suspecté d’avoir touché au moins 200 000 euros de la Fédération russe d’athlétisme (ARAF) pour couvrir des cas de dopage.  Des preuves à charge.

Un réseau mafieux, contrôlé par la « famille Diack »

Un paradoxe aux yeux des férus de l’athlétisme  au Sénégal. Pour ces inconditionnels, il est impossible de croire que cette thèse de corruption de dopage soit collée à  Lamine Diack qui s’est lancé à la lutte contre ce fléau, en instaurant même les passeports biométriques des athlètes pour déceler les cas de dopage.

C’est quand même  insuffisamment, aujourd’hui, de laver l’accusé,  à partir du moment où ses enfants et ses proches sont inculpés, même si Diack père n’est pas chargé particulièrement.

Selon Mediapart qui a publié le rapport de l’affaire en cours, les deux fils du président de l’IAAF, Papa Massata Diack, alors conseiller marketing de la fédération, aidé par son frère Khalil et l’avocat sénégalais Habib Cissé, conseiller juridique auprès du président, étaient tous à la tête d’un réseau amorcé en 2011. À en croire le rapport publié par nos confrères français, cette bande avait interceptée une liste d’athlètes suspectés de dopage par l’IAAF avant de la transmettre à la Fédération russe d’athlétisme en perspective des Jeux olympiques de 2012.

Avec la complicité de la Fédération et les athlètes, les patrons monnayaient leur silence en promettant de couvrir auprès de l’IAAF les anomalies sur les passeports biométriques, en échange de plusieurs centaines de milliers d’euros.  Ils ont réussi à appâter la marathonienne Liliya Shobukhova (ndlr : Athlète déjà dévoilée dans le documentaire de la chaîne allemande ARD. Une pièce à conviction sur lequel s’est basé l’Agence Mondiale Antidopage –AMA-).

L’athlète russe versera en trois fois et en cash 569 000 dollars, entre janvier 2012 et juillet 2012, à l’entraîneur Alexey Melnikov, qui servira d’intermédiaire avec les sportifs.

Sur la championne olympique du 1 500 mètres à Londres, la Turque Asli Alptekin, que le réseau « famille Diack » va buter. Elle aurait refusé de payer un pot de vin de 500 000 dollars en novembre 2012 pour  écoper de huit ans de suspension pour dopage en juillet 2015, abandonnant pour l’occasion sa médaille d’or olympique de 2012.

Le plan de corruption s’étend à l’internationale

Une entreprise basée à Singapour, nommée « Black Tidings », en français « nouvelles noires », servira de société-écran pour les transferts d’argent pour la famille Diack. Selon le rapport, la compagnie appartiendrait à un associé de Papa Massata Diack et qui aurait servi à rembourser la marathonienne Liliya Shobukhova, menaçant soudainement de tout déballer. Papa Massata Diack, dit « PMD », a dû démissionner de ses fonctions de conseiller marketing de l’IAAF en décembre 2014, après les premières révélations de la chaîne allemande ARD. Quelques jours plus tôt, le Guardian révélait déjà que le fils de l’ancien président de l’IAAF avait demandé 5 millions de dollars au Qatar, candidat à l’attribution des championnats du monde d’athlétisme en 2017……

Les répercussions sur l’Afrique

Pour d’aucuns, cette histoire de corruption est un plan bien muri par l’occident. Il consiste à minimiser les chances africaines à la prochaine élection présidentielle de la Fifa. Si on se fie au contexte, on peut bien croire à cette thèse parce que l’instance dirigeante du football est aussi éclaboussée par une histoire de corruption inculpant les gros bonnets de l’occident et non les Africains.

Beckenbauer, ancien défenseur et entraîneur de l’Allemagne, ancien membre du comité exécutif de la Fifa, est dans le collimateur du comité éthique de l’instance mondiale, qui a suspendu pour 90 jours Sepp Blatter et Michel Platini potentiel candidat de l’Uefa.

Ce qui met mal à l’aise les candidats de l’Occident face aux deux candidats africains notamment le Sud africain Tokyo Sexwale et Musa  Bility, président de la Fédération libérienne de football.

Ce dernier étant une fois mêlé à une histoire de malversation par la Caf,  le continent noir considéré comme faiseur de roi, pourrait donner sa voix à l’ancien proche de Nelson Mandela.

Le feuilleton Lamine Diack qui certainement ne connaitra pas pour le moment son épilogue et quelle que soit l’issue de ce dossier prouve à suffisance la gestion des Africains dans les instances sportives mondiales.

I. TOURE

 

 

 

 

 

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