Confidences

Accusé de détournement de 300 millions FCfa, Youssou Touré répond : «Les accusations sont gravissimes, je vais porter plainte…»

  • Date: 17 février 2016

L’OBS – C’est un Youssou Touré dans tous ses états. Le Secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation rumine une colère noire, suite aux accusations sur sa personne de détournement de plus de 300 millions FCfa du Réseau des enseignants de l’Alliance pour la République (Apr). Pour arriver à mettre la main sur ses détracteurs, Youssou Touré annonce une plainte dès aujourd’hui au tribunal contre le journal ayant révélé les faits. Il n’entend reculer d’un iota dans cette affaire qu’il qualifie de gravissime.

Monsieur Youssou Touré, vos collègues du Réseau des enseignants de l’Alliance pour la République (Apr) vous accusent d’avoir détourné plus de 300 millions FCfa de l’organisation. Pouvez-vous apporter une lumière sur cette affaire ?

Ces accusations sont gravissimes. On ne peut pas jouer comme ça avec l’honneur des gens. Cette affaire va aboutir au tribunal. Je vais porter plainte contre l’organe de presse en question qui a parlé de cette affaire. J’ai déjà saisi mon avocat. Demain (aujourd’hui, Ndlr), il va déposer la plainte au tribunal. L’auteur des propos tenus dans le journal n’a qu’à continuer à occuper toute la presse. S’il plaît à Dieu, cette affaire, je la poursuivrai jusqu’au bout. Je ne reculerai pas d’un iota. Rien ne pourra m’arrêter, car l’intention de nuire est manifeste. On n’a pas seulement voulu me salir, on a voulu me détruire. Je n’incrimine personne. Tout le monde m’a conseillé d’aller jusqu’au bout. Je préfère mourir que reculer dans cette affaire. Je respecterai le verdict final. Quand le tribunal estimera que je n’ai pas raison, il n’y aura pas de problème. La vie va continuer. C’est un journal qui m’a mis à la Une pour que nul n’en ignore, comme si j’étais un escroc ou un malfrat. J’ai toujours respecté la presse. Mais, comme on m’accuse d’avoir détourné 300 millions de FCfa, je crois que c’est trop facile. Je suis un responsable et j’ai un âge qui ne me permet pas de faire dans des choses qui peuvent faire désordre.

Pourquoi ciblez-vous le journal, alors que vous devriez vous en prendre à vos collègues du Réseau qui vous accusent ?

Non. Moi, je ne suis pas juriste. Je laisse le soin à mes avocats de faire la part des choses. Cette accusation est tellement grave que je ne saurai pardonner. Ce sont des contre-vérités qu’on a racontées sur moi. Me salir, je crois que c’est trop.

Par souci d’équilibrer l’information, le journal en question a pris au moins la précaution de vous donner la parole, pour que vous vous expliquiez. Pourquoi n’aviez-vous pas saisi cette opportunité pour clarifier les choses ?

Quand le journal m’a donné la parole, je pensais que c’était dans le cadre des blagues. J’ai dit au journaliste que je n’ai rien à dire et que mes pourfendeurs peuvent aller dans toutes les radios, tous les journaux. C’est tout ce que j’ai dit. Est-ce que c’est ça donner la parole ?

Est-ce qu’il ne fallait pas éclaircir davantage les faits…

Mais, quels faits ? Ecoutez, moi je n’ai pas de leçon à donner aux journalistes. Dans tous les cas, ils m’ont appelé et je leur ai dit que je ne communique pas sur cette question. Le journaliste m’a dit oui, les gens m’ont dit ceci et cela. J’ai répondu : «Ils n’ont qu’à aller dans toutes radios du monde pour parler. Moi, ce n’est pas mon problème. Mais que personne ne compte sur moi pour parler de ce qui se fait au sommet de l’Etat.»

Que dites-vous des 5 millions FCfa que l’on vous accuse d’encaisser chaque mois, du Président Macky Sall ? Est-ce vrai cela ?

Moi je suis un homme d’Etat. Je ne suis pas une saleté ambulante. Je n’ai rien à dire par rapport à ces accusations fallacieuses. Qu’on ne compte pas sur Youssou Touré pour atteindre qui que ce soit, notamment le Président ou le Gouvernement. Ce que je fais, je l’assume personnellement et individuellement. Je n’ai jamais parlé des affaires de l’Etat et je n’en parlerai jamais. Je suis dans une équipe gouvernementale, je ne me permettrai jamais de dévoiler quoi que ce soit par rapport à ce qui se fait au sommet de l’Etat. Les affaires de l’Etat, ce sont les affaires de l’Etat. Je n’en parlerai jamais. Mon éducation et ma formation ne me le permettent pas.

Votre départ de la tête du réseau est-il lié à ces accusions contre votre personne ?

Départ de la tête du réseau ? Encore faudrait-il que le président du parti (Apr) l’avalise. Nous, nous sommes intelligents, parce que nous avons été à la bonne école. C’est au président du parti d’accepter ou de ne pas accepter, d’infirmer ou de confirmer ce départ. Moi, je ne suis pas libre.

En clair, vous restez toujours à la tête du Réseau des enseignants de l’Apr…

Même si tel est le cas, ce n’est pas moi qui tiendrai un quelconque discours par rapport à cela. Encore une fois, un Etat c’est un Etat. Les affaires de l’Etat, on ne les étale pas sur la place publique.

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