SOCIETE

ACCUSÉE D’AVOIR FAIT MAIN BASSE SUR 65 HA À RUFISQUE La Sococim-Industries traduite en justice par 400 familles

  • Date: 16 novembre 2015

 Un collectif composé de près de 400 attributaires de parcelles se trouvant sur la série G de Rufisque 2 va traduire en justice, le 19  novembre prochain, la célèbre cimenterie de Rufisque. Elle est accusée d’avoir fait main basse  sur leurs terres, depuis une vingtaine d’années, sans dédommagement malgré un arrêt de justice. Las d’attendre, les attributaires ont organisé, ce week-end, une marche suivie d’un sit-in sur le site pour dénoncer la « boulimie foncière de la Sococim et de la Commune de Bambylor ». 

« Commune de Bambilor, restez chez vous », « halte à la boulimie foncière de la Sococim », « halte aux spéculateurs et aux fonctionnaires véreux », tels sont les mots qu’on pouvait lire sur les pancartes brandies par les manifestants. Composé de femmes et d’hommes d’un âge respectable, ce collectif dénommé « Collectif des attributaires de la série G de Rufisque 2 », a crié son ras-le-bol,  ceci après vingt ans d’attente et d’injustice. « Le site est un lotissement administratif qui date de 1996 et qui a été initié par le Maire Mbaye Jacques Diop. C’était en vue de prévoir l’avancée de la mer afin que les populations touchées aient un espace d’habitation. Aujourd’hui, ce qui s’est passé, c’est que lorsqu’on nous a attribué ces parcelles, il y a eu l’idée de l’ancien président de la République Me Abdoulaye Wade sur un projet de culture de Jatropha. Il avait demandé à la Sococim d’occuper ces terres pour la culture, mais sous réserve d’indemnisation des tiers. Depuis cette date, nous attendons », dénonce Amadou Sow,  Secrétaire général dudit collectif, qui s’exprimait ainsi lors de la marche. D’une surface de 65 Ha, le site de lotissement baptisé « série G », a  été découpé en  1400 parcelles et près de 400 attributaires en sont bénéficiaires dont beaucoup ne sont plus de ce monde selon toujours Amadou Sow.

« La Sococim n’a pas été honnête »

Prenant la parole à son tour, Khaly Cissé, Coordonnateur du collectif, est revenu sur les péripéties engendrées par la décision de l’ancien chef l’État Abdoulaye Wade de donner par décret ces terres à la cimenterie rufisquoise. « Voilà une société qui date de plusieurs décennies et qui n’est pas prête à aider qui que ce soit. Nous avions proposé à la Sococim 15 000 francs le mètre carré tandis qu’elle nous proposait 3 000 francs le mètre carré ; ce qui scandaleux. Après quelques négociations, on est arrivé à 9 000 francs le mètre carré. Mais la Sococim n’a pas été honnête parce que depuis lors, elle ne réagit pas », peste-t-il. Poursuivant, il ajoute : « Au moment où la Sococim refuse d’indemniser et de payer, Dangote qui vient d’arriver a indemnisé pratiquement toute la population de Pout à la limite de leurs attentes ». Du coup, cette situation a conduit le Collectif des attributaires des parcelles de la série G à porter plainte contre la Sococim-industries. Selon le Coordonnateur du collectif, Khaly Cissé, « la cimenterie est convoquée le 19 novembre prochain au Tribunal hors classe de Dakar. Et nous espérons que la vérité triomphera et que la justice nous entendra ». Sinon, précise-t-il, « nous sommes prêts à y laisser nos vies ».

« La Commune de Bambylor et des  fonctionnaires véreux sont derrière ce dossier »

À côté de la cimenterie, les attributaires ont tenu aussi à balancer des missiles à l’endroit de la commune de Bambylor et à des fonctionnaires de l’État qu’ils qualifient de « véreux ». Pour Khaly Cissé, il y a dans ce dossier la main de fonctionnaires de l’État. « Ce qui est clair, les services techniques de l’État sont impliqués. Nous nous adressons à ces fonctionnaires véreux de l’urbanisme, du cadastre et des domaines que nous les avons déjà identifiés. Nous dévoilerons leurs identités le moment venu. Si des gens ont le courage de venir faire ce qu’ils sont en train de faire, c’est qu’il y a derrière eux, ces fonctionnaires véreux. Ils sont mouillés jusqu’au cou », clame-t-il. Et d’ajouter : « Chacun parmi nous a par devers lui tous les documents administratifs sans oublier l’autorisation de construire. Cela, depuis plus d’une dizaine d’années ». Clôturant le sit-in,  le président de la Convention des cadres de Rufisque, Ousmane François Guèye dit Goudia accuse nommément  le Maire de Bambilor d’avoir trempé ses mains dans cette affaire. « C’est   incompréhensible que le Maire de Bambilor, qui n’a rien à voir ici,  délivre des délibérations concernant ce site. Cela est très grave. Nous constatons encore une fois la boulimie foncière de cet élu dont la gestion doit être auditée », dénonce-t-il.

Donnant rendez-vous à tous ses membres au Tribunal hors classe de Dakar, le 19 novembre prochain, le Collectif a tenu, cependant, à lancer un message au « Président Macky Sall à réparer cette injustice sociale qui concerne la vie de 400 familles sénégalaises ».

Djiby GUISSE

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