POLITIQUE

ACTE 3 DE LA DECENTRALISATION La Guinée copie le modèle sénégalais

  • Date: 30 septembre 2016

Le cercle des communicants en décentralisation a rencontré, hier, une délégation guinéenne, composée d’acteurs territoriaux, membres de l’administration. C’est dans le but de permettre à la Guinée de s’inspirer du modèle sénégalais de la décentralisation, à travers des échanges avec les membres de 2CD sur l’évolution du processus de la décentralisation ainsi que la réforme territoriale en cours.

L’objectif de la mission est d’apprendre de l’expérience sénégalaise, puisque qu’en Guinée, il y a un agenda de la gouvernance d’amélioration des politiques publiques depuis 2010. Au début, la société civile n’était pas impliquée et d’après Mamadou Barry, coordonnateur du programme Church Commun Graund, (une ONG spécialisée dans la consolidation de la paix et de l’appui à la bonne gouvernance), l’Etat guinéen cherche maintenant à impliquer la société civile. « Les maitres mots qui reviennent, c’est impliquer la société civile, dès le début, et communiquer. Puisqu’une réforme qui dure, c’est une réforme dont le contenu est partagé avec la population », a-t- fait savoir.
Cependant, M. Barry de souligner qu’ils sont d’abord intéressés par la décentralisation et de la gouvernance locale, car en Guinée, il existe un agenda pour essayer d’aller plus loin en matière de décentralisation, puisqu’elle est en retard en matière de décentralisation, d’autant plus qu’actuellement, l’agenda porte sur l’organisation d’élections locales. « Lorsque nous sommes arrivés ici, nous avons en premier temps discuté avec les institutions sénégalaises. Nous nous sommes rendu compte qu’il y a certaines structures que nous ne connaissions pas lorsque nous étions en Guinée.

Sur le choix porté sur les cercles de communicants en décentralisation, Mamadou Barry pense que toutes ces structures rencontrées, réussissent à travailler ensemble pour donner au pays la place qu’il occupe actuellement, à savoir un pays bien noté en matière de gouvernance, mais aussi en matière de cohésion entre les acteurs de sociétés civiles et Etat. « Comme le Sénégal est un pays voisin, nous nous sommes dit, c’est peut-être pas très diffèrent de chez nous, sauf qu’il y a des choses qui se font aisément ici et qu’on n’arrive pas à faire aisément en guinée», dit-il.
En Guinée, la décentralisation n’est pas entièrement avancée comme au Sénégal. « Il y a des débats sur la responsabilité et le rôle de ces collectivités locales. Les Guinéens demandent davantage et je pense que nous n’allons pas toute suite importer les résultats, mais plutôt les méthodes, qui permettront de produire des résultats adaptés aux populations guinéennes», a-t-il promis.
Par ailleurs, Ibrahima Ethia, président du cercle des communicants en décentralisation, estime que c’est une rencontre d’échange sur l’expérience sénégalaise par rapport à la mise en œuvre de ces différentes réformes. « On a pris le cas de la reforme territoriale de l’acte 3 de la décentralisation. Comment est-ce que le Sénégal a fait pour réussir cette réforme ? Même s’il y a encore beaucoup de choses à dire, même s’il y a encore des problèmes, la réforme est en train d’être mise en œuvre », a-t-il expliqué.
Selon lui, pour réussir une réforme, il faut l’implication de toutes les couches, notamment les acteurs, les citoyens, pour qu’il n’y ait pas de problème. « On leur a également expliqué la contribution et l’apport du cercle des communicants en décentralisation dans la mise en œuvre de l’acte trois de la décentralisation. Parce que notre contribution, on l’a commencée depuis le lancement de la réforme. C’est également valable pour les organisations qui sont là-bas, les sociétés civiles ainsi que les collectivités locales. L’essentiel, c’est l’implication des citoyens pour la réussite puisqu’une réforme s’inscrit dans la durée », a-t-il fait savoir.

Khady Thiam COLY

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