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ADAMA DIENG, CONSEILLER SPECIAL DE BAN KI MOON

  • Date: 8 juin 2015

«Le Sénégal est contraint de libérer Karim sous peine de sanction»

Le sous-secrétaire général des Nations-Unies et non moins conseiller spécial du secrétaire général des Nations-Unies, chargé de la prévention des génocides, conseille à l’Etat du Sénégal de respecter, non seulement, l’avis de l’instance onusienne, mais de l’appliquer. Au motif d’être contraint par les Nations Unies à respecter cette décision, en cas de résistance.

 

Le Sénégalais Adama Dieng, une voix autorisée des Nations-Unies et conseiller spécial du secrétaire général de l’Onu, a épluché l’Avis du groupe de Travail des Nations Unies qui exige la libération et l’indemnisation de Karim Wade.  Il coupe court ainsi à la polémique entretenue par le pouvoir qui parle de lobbyings et d’ingérence dans les affaires judiciaires d’un pays. C’est un camouflet dont les autorités sénégalaises ne devraient pas se passer au risque d’en subir les foudres onusiennes. «Le Sénégal doit, non seulement,  respecter cet avis, mais se doit de l’appliquer», a averti M. Dieng. Avant d’aviser les autorités : «En cas de résistance, les Nations Unies ont d’autres mécanismes pour contraindre notre pays à respecter cette décision.» Même si quelque part, le Gouvernement a raison, dit-il, le Groupe de Travail n’est pas un tribunal, mais une instance onusienne qui a son importance. Mieux, «le Sénégal, étant membre des Nations Unies, est tenu de respecter les décisions relatives à la coopération avec le Groupe de Travail», a-t-il fait savoir. D’ailleurs, précise-t-il à cet effet, cette coopération a été consacrée par une Résolution du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies qui invite tous les Etats membres à coopérer, à tenir compte de ses avis, mais également à prendre les mesures appropriées pour remédier à la situation de personnes privées de liberté, et à informer le Groupe de Travail des mesures qui auront été prises. Par conséquent, si  le Gouvernement ne respecte pas les injonctions dudit Groupe, la sanction va tomber. Il va s’en dire que s’il y a faillite de la part de l’Etat du Sénégal, le Groupe va relancer le Gouvernement du Sénégal, pour savoir si des mesures ont été prises telles qu’il les a préconisées, a indiqué M. Dieng. Avant d’en rajouter cette couche : «si le Sénégal a été absent des scènes judiciaires internationales, c’est à cause du non-respect des droits de l’homme.» A son avis, la polémique est inutile. Car le Groupe de Travail étudie les conditions de détention, selon les normes internationales et dans le respect des droits de l’homme dans le respect des principes de la légalité. Ce qui n’est pas le cas avec la Crei et ses statuts d’un autre âge, qui consacrent le renversement de la charge de la preuve, contournent le privilège de juridiction censé bénéficier aux anciens ministres et ne prévoient pas de double degré de juridiction.

 

Me Bathily démolit Mame Mbaye Niang

 

Les appréciations de certains ministres dont Mame Mbaye Niang sur l’avis du groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire irritent au plus haut point Me Ciré Demba Batilly qui y voit une «expression publique de leur propre ignorance» du système onusien. «Ce qui est dommage, c’est qu’en ne gardant pas le silence, ils (ministres) ont fini de lever les doutes sur leurs propres limites. C’est vrai que nul n’est spécialiste de tout, mais savoir, c’est d’abord savoir qu’on ne sait pas. Quand on fait des déclarations irresponsables qui nous exposent à l’incident diplomatique, c’est la meilleure preuve qu’on n’a pas compris grand chose dans la marche d’un État», se désole l’avocat dans sa page Facebook. Les diplomates étrangers doivent nous rire sous cape, constate-t-il, amer. Avant d’ajouter : «qu’un ministre de République ne puisse pas connaître la configuration des Nations Unies ou le système international des droits de l’homme est parfaitement inadmissible. Quand on exerce des responsabilités gouvernementales, on a le devoir, sinon de se former, au moins de s’informer», raille-t-il. Même s’il soutient qu’il n’y a pas une école de formation des ministres ou un concours d’entrée dans le gouvernement. Sinon, il y a sûrement beaucoup de gens qui n’y mettraient jamais les pieds, dit-il, précisant qu’on est ministre sur simple décision du chef de l’Etat. Ce qui est, à ses yeux, n’est pas gage de compétence encore moins de pertinence. Il lui semble que le bon sens invite à l’élévation qui permet de montrer qu’on est à la hauteur de la tâche, ou qu’on est à la hauteur des attentes. «C’est devant le Comité qu’il fallait apporter des réponses, si on en a. C’est vrai que ce n’est pas un exercice facile, comme raconter des histoires à dormir debout à l’opinion publique nationale. Malheureusement, la détention arbitraire relève de l’ordre international qui englobe l’ordre national. Mais, peut-être que ce propos sera trop savant pour certains», ironise-t-il.

 

Mouhamadou BA

 

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