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ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES L’approche locale comme panacée

Après avoir établi le diagnostic de vulnérabilité, l’Etat du Sénégal  veut concevoir une stratégie d’adaptation locale au changement climatique qui sera déclinée dans un programme d’actions à court, moyen et long terme. 

Bien que la communauté internationale s’efforce, depuis 1992, de limiter la forte croissance des émissions de gaz à effet de serre, ces tentatives n’ont pour le moment pas abouti : la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère globale continue de croître et par conséquent, le changement climatique continuera encore au moins durant quelques décennies, quoi qu’il arrive. Il faut donc s’adapter pour vivre dans un climat modifié, celui d’aujourd’hui comme celui de demain. Sous ce rapport, l’Etat du Sénégal préconise l’urgence de perfectionner les stratégies locales d’adaptation aux changements climatiques. « Il s’avère impératif d’affiner les stratégies au niveau local, en termes d’adaptation, de régionalisation des résultats et d’affinement des prédictions, afin de les rendre plus instructives dans l’adoption d’une adaptation beaucoup plus localisée pour une meilleure prise de décision », a indiqué  la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye. Elle présidait hier l’atelier de lancement du projet de renforcement et de gestion des terres et des systèmes des Niayes et de la Casamance, dans un contexte de changement climatique (PRGTE).  A son avis, cet objectif n’est possible « sans des données fiables traitées, analysées et traduites en une information climatique utile et utilisable par les producteurs et utilisateurs », a souligné la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Selon elle, ces stratégies devraient permettre une amélioration de l’horticulture, le renforcement de la production de riz, la protection de la bande de filaos et la garantie d’une gestion plus rationnelle des ressources en eau, des forêts et des mangroves, au profit des communautés locales ciblées par le projet. Le projet vise à créer « un environnement propice à la mise en œuvre de mesures d’adaptation au dérèglement climatique appropriés et articulés autour de la gestion des écosystèmes des deux zones précitées », a-t-elle expliqué. Dans cette perspective, elle a préconisé la mise en place de « systèmes d’information décisionnels efficaces » (…) visant à identifier et à suivre les effets du climat sur les écosystèmes (…). Prévu pour durer 4 ans (2016-2020), le Projet de renforcement et de gestion des terres et des écosystèmes (PRGTE), vise l’intégration de l’information climatique dans la planification locale, le renforcement des capacités des populations et des élus locaux dans l’identification et la mise en œuvre d’options d’adaptation pertinentes.

S.DIOP

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