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ADRESSE DU CHEF DE L’ÉTAT À LA NATION Le « disque court » de Macky

  • Date: 5 avril 2016

 Pour le président de la République, le Sénégal, c’est comme la France ! Au regard des chiffres annoncés, bientôt, les Européens vont encombrer le pays.

À la fin du discours très attendu du chef de l’État, le citoyen ne s’est certainement pas privé de pousser un ouf de soupir. Tant les nouvelles annoncées,  décrivent un pays où tout va bien, alors que jusque dans les foyers, les signes d’une embellie tardent à se faire sentir. Le taux de croissance, 6.5%, tâtant de près les objectifs du Pse qui est de 7%, concerne-t-il, quelle tranche de la population ou quel secteur d’activité ? Babacar Gaye, le porte-parole du Pds, parlait sur les ondes de la Rfm d’un taux de croissance « sur les activités exclusivement françaises. » Mais au regard de la situation globale du Sénégal, l’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la vie des entreprises qui est la vitrine d’une économie ferme les unes après les autres. Comment dans un pays où plus de 90% de la jeunesse active est au chômage, le dernier recensement de l’Agence de la statistique parle de plus d’un million de chômeurs, peut-on se sentir satisfait d’une dizaine de milliers d’emplois, dont la majeure partie est précaire où conjoncturelle. Comment dans un pays où le système éducatif est presque à genoux du fait de grèves cycliques dues au non-respect des engagements du gouvernement qui se justifie par manque de moyens, peut-on parler d’efforts sur l’éducation. Les  abris provisoires foisonnent à travers le pays et même dans la capitale, les classes sont pléthoriques, les bâtiments vétustes et le matériel scolaires usé. Aucune perspective pour les bacheliers qui retrouvent des universités complètement dévoyées à cause de réformes impertinentes et unilatérales. Des professeurs d’université portant fièrement leurs toges marchant pour dire ça suffit, c’est que la situation est pourrie. Comment dans un pays où, tout le personnel des Collectivités locales perçoit leur salaire à partir du 16, où ne le perçoit plus, perdant à l’occasion des droits comme ceux de la protection sociale avec les allocations familiales, ose-t-on parler d’embellie. Comment dans un pays où le système sanitaire est plus malade que les hospitalisés, ose-t-on encore parler d’embellie.

Et avec tous ses maux, le gouvernement dépense plus de 3  milliards avec congé chômé et payé pour tous les ministres et directeurs pour battre campagne au nom d’un Oui qui en aura coûté pour le pauvre contribuable. Pour ne citer que ces secteurs, ça fait mal partout au Sénégal. Et si le président de la République appelle au travail, c’est qu’il tarde à constater que le Sénégalais est travailleur et débrouillard. Il lui revient alors de travailler pour l’immense espoir qu’il a suscité, il a quatre années déjà. Si l’économie, comme il le présente, est dans une fulgurance, alors le citoyen attend de voir. De voir l’argent circuler, de voir le fonds social ne plus être détourné de son objectif, de voir les jeunes travailler, de voir l’université revivre, de voir les paysans écouler leurs productions. Il revient pour Macky Sall de revoir sa politique et ses options. Parce qu’en définitive, c’est à lui et à lui seul que le Peuple demandera des comptes. Il a les moyens de mieux faire et de bien faire. Avec un Premier ministre bien au fait des questions de développement.

Pape Amadou Gaye

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