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Affaiblissement du Ps et de l’Afp Le Pds, la vraie alternative pour Macky

Le spectre du second tour hante le sommeil de Macky, un jeune Président qui rêve au moins de réaliser un second mandat pour davantage marquer l’histoire du Sénégal et sortir par la grande porte. C’est d’ailleurs une question d’honneur pour lui, là où l’ancien Président français, François Hollande, avait choisi exactement le contraire, c’est-à-dire se retirer sans disputer un second mandat.

Alors, à un an des élections, ses sorties envers ses partisans et alliés en disent long sur le degré intense de cogitation qui l’anime pour réaliser ses ambitions.
Macky a pris l’habitude de prendre les devants pour surprendre ses adversaires. Il sait que cette stratégie paie. Il ne va jamais l’abandonner. Pour lui, il faut anticiper, prendre les devants, agir pour prendre ou reprendre le pouvoir.

C’est pourquoi, il sait que sa coalition Benno Bokk Yakaar n’est plus ce qu’elle était. Les résultats de 2017 sont une illustration de la perte de vitesse de la coalition secouée par les remous dans la plupart de ses partis alliés, à l’exception de ceux Macky 2012 qui pèsent moins sur l’échiquier politique.

L’Alliance des forces du progrès (Afp) de Moustapha Niasse a perdu une bonne partie de ses membres et cadres qui se sont retrouvés dans le Grand Parti de Malick Gackou.

Le parti en a souffert comme du reste le Parti socialiste (PS) dont l’exclusion d’une soixantaine de hauts cadres a été la consécration d’une scission qui couvait depuis de longs mois. Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall ont symbolisé la ligne de démarcation par rapport aux orientations de leur ancien mentor Ousmane Tanor Dieng. Le Ps, à l’image de l’Afp, va être affaibli par la rébellion de cadres pour lequels le compagnonnage d’avec Macky n’est pas profitable au parti.

Et ces deux formations politiques, les plus importantes de la coalition en termes de militants et donc d’électeurs, sont loin d’être les seules à avoir été secouées par le compagnonnage. La Ligue démocratique (LD) et le Parti pour l’indépendance et le travail (PIT) vivent des contradictions internes qui en disent long sur les dissensions que secouent les membres.

Le Secrétaire général de la LD, Mamadou Ndoye, a d’ailleurs dû démissionner de son poste.

Toutes choses et bien d’autres qui font que Macky sait qu’il ne peut pas exclusivement compter sur des alliés affaiblis. Il a certainement assez ausculté la situation pour en faire un diagnostic clair, même s’il sait par ailleurs que Tanor et Niass ont toujours été loyaux.
Toutefois, en politique, l’amitié ne suffit pas. Il faut être réaliste. Car, ce qui compte, ce sont surtout les électeurs qui vont voter. Alors, les hommes politiques ont peu d’état d’âme.

Le PDS, un arbitre

Et dans ce jeu des alliances, le Parti démocratique sénégalais (PDS), la famille naturelle de Macky, offre l’image d’un mouvement qui souffre d’un déficit de leadership. Me Wade est sous le poids de l’âge et son fils Karim, déclaré candidat officiel du parti, est, d’après lui, en exil forcé au Qatar. C’est dire que son retour est des plus improbables et la recevabilité de sa candidature n’est pas certaine.

Or, en dehors de ces deux individus, le parti offre l’image d’une équipe ingouvernable où chacun croit devoir être capitaine. Pis, le rapprochement entre les Wade et les leaders de l’opposition les plus en vue, comme idrissa Seck ou Malick Gackou, est loin d’être acquis.

Et comme l’avenir politique de Khalifa Sall peut être oblitéré par une possible condamnation, Macky sait qu’il peut encore compter sur le Pds.

En effet, l’escalade verbale notée ses derniers temps entre les deux camps, suite à la publication de la lettre-condoléance de Karim Wade au nouveau Khalife général des Mourides, n’exclut en rien une possible retrouvaille entre les deux formations politiques. Cela peut survenir à tout moment. Car, il se susurre que la communication n’a jamais été vraiment interrompue entre eux et que des négociations secrètes auraient été engagées.

Dans tous les cas, un deal avait existé sur le transfert de Karim au Qatar. Aucun des deux camps ne peut dire n’avoir pas été partie prenante de la démarche.
C’est dire que le Pds s’impose aujourd’hui comme une sorte d’arbitre du jeu électoral en 2019. Celui des deux camps (pouvoir et opposition) qui réussira à l’avoir à ses côtés pourrait faire la différence et gagner la présidentielle. Et de cela, Macky en est conscient.

Assane Samb/Rewmi quotidien

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