Accueil / Education / Affaire bac 2017- Les ‘’candidats recalés’’ par la Chambre d’accusation suite à leur demande de liberté provisoire

Affaire bac 2017- Les ‘’candidats recalés’’ par la Chambre d’accusation suite à leur demande de liberté provisoire

Pas de liberté provisoire pour les nommés Baye Talla Diallo, Dame Lô, Fatou Bakhoum, Mame Diarra Niang et Djim Momar Cissé inculpés dans le cadre de l’instruction sur la fraude au Baccalauréat 2017. Ces candidats à la liberté ont été recalés par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar. Celle-ci a confirmé l’ordonnance de rejet du Doyen des juges. Ainsi, ces inculpés restent en prison le temps que le juge d’instruction clôture l’information. Ce qui ne saurait tarder car Samba Sall a bouclé l’instruction et a transmis le dossier au parquet pour ses observations.

D’ailleurs, c’est l’un des arguments sur lesquels s’est appuyée la défense mardi, pour demander aux juges d’appel d’ordonner la mise en liberté provisoire des prévenus. Outre cet argument, les avocats des prévenus ont, d’après nos sources, évoqué également des garanties de représentation devant la loi et l’absence de trouble à l’ordre public. Mais le parquet général a estimé que les faits sont assez graves. Un avis partagé par l’agent judiciaire de l’Etat qui a demandé que la requête soit rejetée et que les inculpés soient maintenus en prison.

C’est dire que les choses se corsent pour les inculpés avec la décision de l’Etat de se constituer partie civile dans cette affaire qui a envoyé les prévenus en prison depuis le mois de juillet dernier. Au total, elles étaient 43 personnes à être inculpées, mais seules 17 parmi elles avaient été placées sous mandat de dépôt. Le reste est sous contrôle judiciaire. Mais entre-temps, certains inculpés ont bénéficié de la liberté provisoire.

Ces personnes sont poursuivies pour les faits d’association de malfaiteurs, de fraudes aux examens et concours, d’obtention frauduleuse d’avantages matériels indus et complicité. Les prévenus sont accusés d’avoir monnayé les épreuves entre 25 000 et 200 000 F CFA. C’est la raison pour laquelle le juge Samba Sall a aussi retenu le délit de blanchiment contre le  proviseur du lycée de Kahone, Mamadou Djibril Dia, ainsi que contre 3 autres enseignants et 3 agents de l’Office du Baccalauréat. Trois bacheliers de 2016 figurent parmi les suspects, de même que des étudiants et d’autres personnes issues de différentes catégories socioprofessionnelles.

23 candidats sont également inculpés, mais ils sont tous en liberté provisoire. Les mis en cause ont été arrêtés, certains par la Division des investigations criminelles (Dic), d’autres par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Ces deux entités ont été actionnées par le procureur de la République, après le scandale né de la fuite sur les épreuves de français et d’Histo-géo. En fait, les épreuves étaient entre les mains de certains candidats, avant même qu’ils n’entrent en salle. Ainsi, il y a eu reprise de ces matières incriminées et une enquête a été ouverte.

Enquête

À voir aussi

« Les greves cycliques des enseignants cachent d’autres crises »

Pour donner son appréciation de la situation actuelle de l’éducation nationale marquée par des grèves …

Education : Les inspecteurs en grève à partir de lundi

A peine que les enseignants ont levé leur mot d’ordre de grève, les inspecteurs de …