AFFAIRE CAFE DE ROME- Les non-dits d’un scandale !

Qu’est-ce qui n’a pas été dit dans l’affaire Café de Rome, latente depuis plusieurs mois ? Depuis janvier 2016, période à laquelle le patrimoine du Café de Rome, ainsi que du casino du Cap Vert, propriétés d’un groupe corse, est venu grossir le portefeuille des familles libanaises Attal et Rahal, les employés vivent dans la précarité et la peur d’être licenciés par les repreneurs qui avaient, dès le début, montré que le personnel était pléthorique et que le mammouth devait être dégraissé.

C’est pourquoi la récente descente des policiers de la DIC, venus interpeller manu militari tous les employés désignés comme étant responsables d’une vaste saignée financière de la boite, n’est point une surprise pour tous ceux qui suivaient cette affaire depuis janvier. Que s’est-il réellement passé pour que la DIC boucle ce salon prisé par la haute société dakaroise et y effectue une opération aussi musclée ? Il nous revient de nos sources établies à l’intérieur du Café de Rome que la plainte accusant le personnel de voler les recettes, date d’il y a plusieurs mois mais, qu’à ce jour, aucun employé n’a été pris à défaut et que les caméras dont il est fait état y sont installés pour certains depuis 2001 et les plus récents l’ont été il y a juste 3 ans. Et ces mêmes sources d’affirmer que cette plainte dormante était une épée de Damoclès sur la tête des employés à qui la nouvelle direction avait proposé des départs négociés qu’ils avaient toujours refusés. Et concernant la récente arrestation des agents en garde à vue depuis, tout serait parti d’une plainte contre x d’un des responsables de ce salon, sur la présence de faux billets d’euros à chaque caisse. Et sur la base de renseignements fournis par un proche des repreneurs faisant état d’un trafic de faux billets au niveau de plusieurs établissements de la place, une dénonciation aurait été faite à l’encontre des personnes interpellées, qui seraient complices d’un vaste réseau à l’image de celui qui avait écumé les boites de nuit dakaroises au début des années 2000, enrichissant au passage plusieurs tenanciers. Pour le moment, c’est motus et bouche cousue au niveau de l’enquête, mais il ressort de nos investigations que même certains limiers n’étaient pas du tout enchantés par la direction « orientée » du dossier qui, si on en croit nos radars, risque de finir classé sans suite. Et cela du fait que presque tous les employés appelés à témoigner dans cette affaire ont soutenu leurs collègues, à part deux personnes qui auraient essayé d’enfoncer les mis en cause. Il fera jour et nous y reviendrons en détail.

Mamadou NDIAYE

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