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Affaire dite de la caisse d’avance de la Mairie de Dakar- La défense de Khalifa conteste la constitution de l’Etat comme partie civile

A l’ouverture du procès de Khalifa Sall et Cie, hier, au palais de justice de Dakar, les avocats de la défense se sont opposés à la constitution de partie civile de l’Etat. Les robes noires estiment que sa constitution est irrecevable parce qu’il s’agit de deniers appartenant à une mairie.

Le palais de justice de Dakar a été, hier, le lieu de rendez-vous des amis, sympathisants et pro Khalifa qui ont pris d’assaut la salle d’audience numéro 4, dès premières heures de la matinée. Il faut dire que cette salle a été trop petite pour contenir cette marée de personnes qui s’étaient déplacées à l’occasion de la réouverture du procès du député-maire. Parmi les souteneurs de l’édile de la capitale, on pouvait voir Idrissa Seck, Me Madické Niang, Mamadou Diop Decroix, entre autres personnalités politiques. Entre autres questions, les différentes parties se sont prononcées sur la constitution de partie civile de l’Etat du Sénégal. Mes Ciré Clédor Ly, Bamba Cissé, Demba Ciré Bathily, tous avocats de la défense, ont soutenu que la constitution de partie civile de l’Etat du Sénégal est irrecevable. Et Me Bathily d’expliquer : « l’Etat ne peut pas intervenir dans des questions concernant les collectivités locales. Nous avions même saisi le Président de la République pour dénoncer une violation de la constitution. Le principe de la libre administration des collectivités territoriales doit être une réalité », a-t-il dit.

Les assurances du juge Lamotte

Il ajoute : « l’agent judiciaire ne peut pas ici plaider, et plaider avec des avocats. Il faut que cette question soit réglée par le tribunal. Il faut qu’il reste partie civile sinon, dans l’avenir, une partie civile viendra plaider aux côtés de ses avocats ». Passionnés par les débats sur les constitutions de partie civile de l’Etat du Sénégal et de la ville de Dakar, les avocats se sont emportés. Mais, le Président Lamotte l’a dit et répété, il veut des débats sereins lors de ce procès. « Ce spectacle est désolant et humiliant et n’honore pas l’image de la robe que nous portons. Nous sommes responsables et nous connaissons l’ensemble des textes. Ceux qui viennent au tribunal doivent sortir de ce tribunal avec des enseignements riches », a indiqué le juge Lamotte qui s’adressait à Me El Hadji Diouf et à ses confrères. Avant d’ajouter : «  n’oublions pas qu’il y a un autre jour après ce procès. On vous donne la possibilité d’intervenir librement, mais en respectant les textes.  Me El Hadji Diouf, la police de l’audience revient au tribunal ». Toutefois, sur la question de la constitution de partie civile, le juge Lamotte a rassuré toutes les parties. « Sur cette question, le tribunal est très clair. Pour la constitution de partie civile, le tribunal vous donnera le moment venu tout le temps nécessaire pour en débattre lors de l’examen de sa recevabilité », a-t-il encore dit. L’audience se poursuit, aujourd’hui, avec la prise de parole de la partie civile et du parquet sur la constitution de l’Etat du Sénégal comme partie civile.

Cheikh Moussa SARR

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