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AFFAIRE KARIM WADE Le Groupe de travail de l’Onu exige une remise de peine ou une compensation financière

Le Groupe de travail de l’Onu fête cette année ses 25 ans. Hier mardi, Science Po Paris a organisé un débat sur son action. En prélude à cet événement, le juriste Sétonji Roland Adjovi, Vice-président de l’institution basée à Genève est revenu sur le cas Karim Wade, condamné à 6 ans de prison pour enrichissement illicite.

Dans la rubrique « Invité d’Afrique » de la Rfi, le Béninois a, de façon on ne peut plus claire, renseigné l’opinion sur l’action du Groupe de travail au Sénégal, concernant le cas Karim Wade. À l’en croire, l’organisme mandaté par l’Onu n’a pas demandé la libération immédiate de l’ancien Ministre. Parce que tout simplement, « il y avait un procès en cours, et le Groupe de travail n’estimait pas que la violation de ses (Karim) droits ait fondamentalement faussé le jeu de la procédure pénale. » Par contre, l’institution a reconnu  que les droits de Karim avaient été violés en raison de la détention préventive prolongée. C’est ce qui l’a amenée à demander à l’État du Sénégal de réparer le préjudice « comme il le jugerait approprié ». Dans ce cas précis, la réparation peut s’agir d’une remise de peine ou d’une compensation financière à la proportion de la violation qui a été subie.

Dans certains cas comme celui de  Michel Thierry Atangana, le Français détenu au Cameroun pour détournement de fonds publics, de Christopher Ngoye Mutemba, leader de la Société civile du Congo Kinshasa, ou encore du journaliste gambien, Alagie Cessay (encore en prison), les conditions de la détention arbitraire sont telles que, seule la liberté peut réparer le préjudice, si l’on en croit M Adjovi.

Pour avoir réclamé la libération de Julien Assange dans l’affaire Wikileaks, le Groupe de travail s’est attiré les foudres des autorités britanniques. Mais cela ne semble pas estomper la détermination de l’institution à continuer à faire le travail qui lui est demandé, si on se fie à la déclaration de M Adjivo. Qui précise : « L’essentiel, c’est que le Groupe de travail reste uni et indépendant. » Il espère que « ces forces négatives circonstancielles ne vont pas affecter l’institution qui sert un mandat qui dépasse l’intérêt de chaque État. »

Moussa KEITA

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