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Affaire Karim Wade Une plainte contre le Senegal au Tribunal de Grande Instance de Paris

 

 Plus que 2017, s’approche plus les chosent se précisent. En effet, les avocats de l’ancien ministre d’État, Karim Wade, ont déposé une plainte contre l’État du Sénégal pour  détention arbitraire auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris pour faire respecter les droits de leur client.

En prison depuis 2013, Karim Wade  et ses avocats  viennent de lancer leur ultime combat contre le président de la République qu’ils accusent de vouloir liquider un adversaire politique. Hier, une plainte a été déposée en France, pays considéré comme l’allier stratégique de l’actuel régime. « Le 2 février 2016, Karim Wade a déposé une plainte pour détention arbitraire auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris pour faire respecter ses droits dont il est privé par le pouvoir politique sénégalais qui bafoue l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs dans le seul dessein de l’empêcher de se présenter à la prochaine élection présidentielle », ont-ils dénoncé. Pour ses conseillers, « notre client a été victime d’une machination et condamné en violation de ses droits fondamentaux, notamment son droit à la liberté et son droit de faire appel de sa condamnation injustifiée par une juridiction d’exception spécialement exhumée à cette fin : la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Il a été privé des garanties indispensables à un procès équitable. Il est maintenu en détention malgré la décision des Nations-Unies, et les plus hautes autorités du Sénégal continuent de refuser systématiquement depuis 3 ans d’exécuter les décisions de justice internationale qui lui sont favorables (avis du Groupe de travail de l’ONU, arrêt de Cour Justice de la CEDEAO, …) », fulminent les avocats.

Par ailleurs, les avocats de Karim Wade réclament que « justice lui soit rendue et que son procès soit déclaré nul pour violation des principes du Droit pénal proclamés par la Constitution comme par les engagements internationaux qui s’imposent au Sénégal : la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ». Le Collectif des avocats de Karim Wade renouvelle son exigence d’une libération immédiate, sans condition et sans artifice, ainsi que celle de tous « les détenus politiques et d’opinion ».  Il souligne « combien la situation scandaleuse d’aujourd’hui abîme gravement l’image du Sénégal, qui avait toujours été considéré auparavant comme un modèle en Afrique pour le respect de l’État de droit et des libertés fondamentales. »

Le Collectif des avocats de Karim Wade, condamné pour enrichissement illicite à 6 ans de prison, exprime sa grande satisfaction à la suite de la nouvelle décision du Groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire. « Cette décision rejette la demande de révision présentée par l’État du Sénégal contre l’avis du 20 avril 2015. L’instance des Nations-Unies vient de confirmer la détention arbitraire de Karim Wade, la violation de son droit à un procès équitable, et la demande faite à l’État du Sénégal de réparer intégralement le préjudice subi », ont déclaré ses avocats.

Ibrahima Khalil DIEME

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