Affaire Luc Nicolaï Un avocat se déporte suite à un incident avec la Présidente de la Cour d’appel

 Le procès de Luc Nicolaï et Cie portant sur la drogue de Lamantin Beach a été renvoyé, hier, jusqu’au 14 octobre prochain. Le motif avancé par le tribunal est la citation de Mamadou Lamine Mbaye et de Pape Maciré Gueye qui ont bénéficié d’un non-lieu total dans cette affaire. Un des avocats du promoteur s’est aussi déporté, suite à un différend avec la Présidente de la Cour d’appel.

L’affaire de la drogue de Lamantin Beach qui avait fait couler beaucoup d’encre et dont le promoteur Luc Nicolaï est prévenu a été encore évoquée, hier, devant le juge de la Cour d’appel de Dakar mais, c’est pour être renvoyé jusqu’au 14 octobre prochain. Le motif avancé par le tribunal est la citation de Mamadou Lamine Mbaye et de Pape Maciré Geuye qui ont bénéficié d’un non-lieu total dans cette affaire. Au moment où le promoteur est en liberté conditionnelle. Il faut dire que Luc Nicolaï, le douanier Abdou Khadre Kébé et Djibril Diop étaient, hier,  à la Cour d’appel de Dakar, avant que leur procès ne soit renvoyé. Auparavant, les avocats de Bertrand Toully, par ailleurs, partie civile dans ce dossier, ont soulevé une exception de légalité ou d’inconstitutionnalité de l’arrêté du ministre de la Justice accordant la liberté conditionnelle à Luc Nicolaï. Parce que n’étant pas d’avis de la libération conditionnelle dont bénéficie le promoteur et que ce dernier devait toujours rester dans les liens de la détention. Car, expliquent Me Moussa Felix Sow et ses confrères, cet arrêté est tout simplement flou. La réponse de la défense a été automatique. «Ce débat sur la constitutionalité ou la légalité de cet arrêté qui est un acte administratif est un débat qui ne peut pas avoir lieu devant la Chambre correctionnelle pour plusieurs raisons», a dit la robe noire. A l’en croire, dans un procès pénal, les questions de libertés n’intéressent jamais la partie civile mais, elle doit être plutôt intéressée par l’action civile, c’est-à-dire l’action pour la réparation du préjudice qu’elle a subi.

Selon Me Emmanuel Padenou, un des avocats du promoteur : «cette question de la libération conditionnelle n’a pas été connue du premier juge. C’est une question qui est intervenue après le premier jugement. Donc, la Cour d’appel ne peut pas se prononcer sur cette question qui ne rentrait pas dans le champ de saisine du premier juge». Par ailleurs, Me Kane, avocat de la défense, s’est déportée, hier, suite à un malentendu qu’il a eu avec la présidente de la Cour. L’incident a commencé lorsque que le dossier a été appelé. Pendant ce temps, Me Kane était seul dans la salle, en tant qu’avocat de la défense. En l’absence de ses confrères, la robe noire a sollicité le renvoi de l’affaire. «Du point de vue de la déontologie, je ne peux pas accepter que le procès soit retenu à l’insu de mes confrères. Les prévenus sont nombreux et je ne peux pas les défendre seul», a-t-il déclaré. «Non», lui rétorquera la Présidente de la Cour d’appel, selon qui, le dossier est en état et il est hors de question qu’il soit renvoyé. Sur ce, l’avocat s’est déporté, avant que ses confrères ne soient appelés par les clercs qui étaient dans la salle d’audience.

Cheikh Moussa SARR

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