arton145570

Affaire Mamadou Diop : le procès renvoyé pour la cinquième fois au 26 novembre prochain

L’affaire des deux policiers présumés meurtriers de l’étudiant Mamadou Diop en janvier 2012, a été renvoyée pour la cinquième fois au 26 novembre prochain à la demande des deux mis en cause qui se sont présentés jeudi au tribunal correctionnel de Dakar, a constaté l’APS.

 La salle 3 du palais de justice de Dakar où se tenait l’audience du tribunal correctionnel a refusé du monde. Un public nombreux était en effet venu dans l’espoir d’assister au jugement des deux policiers poursuivis pour le meurtre de cet étudiant en 2012 lors des violences qui ont précédé la présidentielle de cette même année.
Mais le président de ce tribunal a décidé un énième renvoi au 26 novembre prochain à la demande des deux policiers, suscitant un grand étonnement de la partie civile. ‘’Cette affaire a été renvoyée quatre fois auparavant. C’est le cinquième renvoi et c’est très regrettable’’, a dénoncé l’avocat de la famille de Mamadou Diop, Me Abdoulaye Tine, du barreau de Paris.
‘’Les deux policiers ont expliqué cette demande de renvoi par le besoin de constituer des avocats parce qu’ils pensaient que les agents judiciaires de l’Etat allaient les défendre. Lorsqu’ils (les deux policiers) ont remarqué que les agents judicaires de l’Etat ne sont pas là pour eux, ils ont demandé le renvoi pour la constitution d’autres avocats’’, a expliqué Me Tine.
Le père de Mamadou Diop qui ‘’clame sa confiance en la justice sénégalaise’’, dénonce un ‘’complot étatique qui vise à protéger les vrais commanditaires du meurtre de son fils’’. ‘’Les renvois, ça suffit maintenant ! De quoi on a peur ? J’ai la certitude que l’Etat tente de comploter pour protéger les vrais commanditaires’’, a-t-il accusé.
Les deux policiers sont poursuivis pour ‘’coups mortels, coups et blessures volontaires, complicité de coups mortels, complicité de coups et blessures’’, ayant entraîné la mort.

Voir aussi

telechargement-6

INSECURITE ET SERIE DE MEURTRES Oumar fait … Maal aux Sénégalais

Le sang jaillit, coule et coule encore. Les esprits et les regards des citoyens sont …