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Affaire Naomi Musenga : « une faute grave » des urgences

Le président de l’Association des médecins urgentistes de France reconnait « une faute grave » dans l’affaire Naomi Musenga.

La famille de Naomi Musenga veut obtenir des explications « aux nombreuses interrogations qui restent sans réponse » suite au décès de la jeune strasbourgeoise de 22 ans. Elle entend déposer une plainte d’ici vendredi.

« Quand on écoute l’enregistrement, c’est cynique, c’est indigne. Tout ce qu’elle a eu comme traitement, c’est en fait de l’indifférence et du cynisme, mais il ne faudrait pas uniquement s’arrêter à ce stade » indique Mohamed Aachour l’avocat de la famille Musenga qui souligne que l’opératrice du SAMU n’est pas la seule en cause.

Selon l’avocat, la famille ne souhaite pas que l’opératrice soit tenue toute seule responsable du drame. « Il y a certainement une chaîne de responsabilités, l’opératrice ne peut pas être une fin en soi » précise Mohamed Aachour.

Elle recevra les médecins urgentistes la semaine prochaine pour évoquer ces dysfonctionnements. Patrick Pelloux, le président de l’Association des médecins urgentistes de France se dit aussi choqué par ce drame et souhaite une refonte du système des urgences dans le pays.

« On a fait une faute très grave, c’est impardonnable. Probablement qu’il faut revoir la formation initiale de ceux qui répondent au téléphone. Avoir une meilleure coopération entre les systèmes, c’est à dire les pompiers et les samus » a admis Patrick Pelloux.

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