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AFFAIRES NAFI NGOM, SONKO, ABDOUL MBAYE… Macky s’engage dans une impasse

  • Date: 29 juillet 2016

Après les protocoles de Rebeuss, de Doha et toute la polémique drainée, laquelle est loin de s’estomper, le président Macky Sall s’est engagé dans la chasse aux sorcières avec la non-reconduction de Nafi Ngom Keita à la tête de l’Ofnac, la suspension de l’Inspecteur des Impôts et Domaines, Ousmane Sonko, et l’inculpation probable de l’ancien Premier ministre et allié Abdoul Mbaye.
Le tailleur de mon quartier avec qui j’échange, de temps en temps, sur la politique après quelques salamalecs, m’a posé cette question : « Quelle mouche a piqué le Président ? » Si vous êtes de son camp, vous direz qu’il exerce ses prérogatives constitutionnelles et qu’il doit tout faire pour que la fonction présidentielle soit respectée. Si vous êtes de l’opposition et même aujourd’hui, d’une bonne partie de la Société civile, vous dénoncerez des « dérives autoritaires », une « absence de tolérance » de la part du chef de l’État.
N’étant ni d’un camp ni de l’autre, nous aurions, cependant, préféré que la démocratie sénégalaise continue à être citée en exemple partout, que l’exception sénégalaise soit encore une réalité, que la paix sociale soit préservée après des mois de conflit entre État et enseignants, que le pouvoir gouverne et que l’opposition s’oppose, sans entrave.

Mais, que remarquons-nous aujourd’hui ? Eh bien, qu’une femme de rigueur de la trempe de Nafi Ngom a été mal récompensée pour ces efforts en faveur de la bonne gouvernance. Que sa non-reconduction sonne comme un abus de droit étant entendu que, légalement, son mandat prend fin en mars 2017. Qu’Ousmane Sonko et Abdoul Mbaye contre qui une kyrielle d’attaques ont été lancées, n’ont que le tort de s’engager en politique et d’être dans le camp opposé au pouvoir.

Critiquer l’action du président devient une démarche criminelle qui vaut à certains de leurs acteurs des harcèlements de toutes sortes. La preuve, Idrissa Seck, le patron de Rewmi, a failli payer cher, ses sorties contre le régime étant entendu qu’il a manqué de peu que le dossier du protocole de Rebeuss soit rouvert.

Comme quoi, le fait pour le président Sall de multiplier les initiatives de ce genre le détourne manifestement des priorités de l’heure. Car, se faisant, il revêt son habit de chef de parti dont la préoccupation majeure est sa réélection. L’image du lion qui dort ne renvoie, en réalité, qu’à cela. Il s’agit d’entrer dans une bataille politique avant l’heure et surtout d’instrumentaliser la justice et d’utiliser les moyens de l’État pour casser de l’opposition.

C’est pourquoi, nous pensons que le président de la République s’engage dans une impasse. Le fait de chercher à neutraliser l’opposition ou à étouffer toute velléité de contestation a toujours été contre-productif pour un chef d’État. Cela ne fera, au contraire, qu’exacerber les contestations et surtout mobiliser davantage partis politiques et mouvements de Société civile contre ce qui prend les allures de dérives autoritaires. C’est vrai que l’on observe ces déviations partout en Afrique comme aux Zimbabwe, en Rdc, en Gambie, au Burundi, etc., mais le Sénégal a une histoire et une culture démocratiques qui ne permettent pas ce type de recul.
Heureusement, la société revêt toujours, en elle, la capacité de barrer la route à de telles déviations par l’affirmation individuelle de citoyens engagés ou l’éclosion de mouvements citoyens contestataires.

Des Sonko, des mouvements Y’en a marre, il en aura, chaque fois que les politiques, d’abord préoccupées par leur clientèle électorale, auront engagé le pays sur la voie de la gabegie, de la transhumance à outrance, de l’impunité et des règlements de comptes.
Face à la défaillance des mécanismes classiques de contre-pouvoir comme l’Assemblée nationale et la Justice, l’opposition et la Société civile aidée en cela par une bonne partie de la presse privée, veillent au grain pour être à l’avant-garde des combats démocratiques au nom de la survie de notre modèle de société.

Car, comme le disait si bien Montesquieu, « tout homme qui a du pouvoir, a tendance à en abuser jusqu’à ce qu’il en trouve des limites. C’est pourquoi, à tout pouvoir, il faut un contre-pouvoir ».

Assane Samb

1 Comments

  1. EN QUOI L’AFFAIRE ABDOU MBAYE CONCERNE LE PR MAKY.C SA FEMME AVEC LAQUELLE ILS ÉTAIENT MARIÉS SOUS MONOGAMIE QUI A PORTÉ PLAINTE A LA SUITE DE SON SECOND MARIAGE .SON NIAAREELE.MR ASSANE SAMB VOUS FAITES PARTIE DE CSE NAAFEKHS HABITANTS DE JAHANNAMA QUI NE VEULENT QUE DU MAL AU SENEGAL.IL FAUT DE L’ORDRE DANS CE PAYS POUR QUE DES VEMINES COMME VOUS NE POLLUENT NOTRE CHER SENEGAL.TCHIMMMMMMMMMM

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