Africable et son «débat» du dimanche Quand deux consultants s’ingèrent dans  les affaires intérieures du Sénégal

Du toupet, Serge Daniel et Etienne Sissoko en ont. Deux consultants, l’un est journaliste écrivain, l’autre enseignant, ont pris toutes leur aise pour critiquer la politique du Président Macky Sall. Des propos plus que déplacés, pour des personnes qui n’ont pas à se mêler des affaires intérieures du Sénégal.

Pour eux, le Sénégal va mal. Mais qui a donné des informations erronées à Serge Daniel, un journaliste écrivain et Etienne Sissoko, un enseignant. Des consultants invités de la chaîne Africable et qui avec des pinceaux peignent le Sénégal. Heureusement qu’ils ne sont pas des Picasso en herbe. L’un ose dire « nous donnons un carton rouge pour Macky ». Il a fallu écarquiller les prunelles, pour se rendre compte que ce slogan appartient bien à un vieux politicien sénégalais. Mieux, Serge Daniel évoque même des « difficultés économiques », avec « un pouvoir qui a des problèmes ». Et c’est sur ce plateau qu’on a entendu des propos « ceux qui l’ont porté au pouvoir ne sont plus avec lui », etc.  Un plateau pathétique. Parce que le débat n’a pas sa place au pays de la « diatiguiya ». Le Sénégal est un pays qui a engagé ses troupes au Mali, aux côtés de la force arcane. Il aurait bien pu croiser les bras ou attiser le feu, comme le font certains États. Le peuple sénégalais est un peuple mûr qui ne s’enferme pas dans les clivages ethniques. Ici, nous sommes tous parents. Pas de clans, pas de « Murs de Berlin » ou de « Bande de Gaza ». Tous les Africains y vivent en pure fraternité. Le Sénégalais est généreux et solidaire. Un peuple qui croit en sa devise. Y a-t-il un Eldorado dans ce Monde ? Quel pays n’est pas confronté aux problèmes de croissance, de chômage ?  Le Président n’est pas dans les « slogans ». Il est sur l’émergence. Pour ressouder tous les liens avec ses pays amis et frères. Il faut séjourner au pays de la téranga, pour se rendre compte que le Sénégalais ne compte pas les morceaux de sucre. Nous avons toujours ces bonnes vieilles habitudes africaines et occidentales. Un peuple civilisé. Avec des enseignants de qualité, des journalistes chevronnés. Macky Sall comme le pensent ces consultants est élu démocratiquement. Et les élections ne sont pas pour aujourd’hui. Pour l’instant, il lui reste des chantiers, pour présenter à la face du Monde, un bilan.  Nous n’avons donc pas besoin de leçons à recevoir. Il est vrai qu’on a connu Tiken Jah et d’autres durs à cuire, mais cette fois, il y a en face, un Président né après les indépendances. Et au Sénégal, il fait toujours 40 degrés à l’ombre. Après un « mafé », cela risque de mal tourner pour certains.

Ndèye DIAW

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