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Afrique du Sud: le nouveau patron de l’ANC Cyril Ramaphosa a attendu son heure

Cyril Ramaphosa succède donc à Jacob Zuma à la tête de l’ANC, le parti au pouvoir en Afrique du Sud. Une consécration pour cet enfant de Soweto, qui a un temps été le dauphin pressenti de Nelson Mandela. A 65 ans, le vice-président sud-africain n’a jamais été aussi près de réaliser son ambition : accéder à la tête de la nation « arc-en-ciel ».

Militant anti-apartheid dans les années 1970, Cyril Ramaphosa se tourne ensuite vers le syndicalisme. Il forme ainsi le Syndicat national des mineurs, une véritable machine de guerre contre le régime de l’apartheid et se fait remarquer par les dirigeants du Congrès national africain (ANC).

L’ex-président Nelson Mandela fait de lui un des négociateurs de la transition démocratique. Ramaphosa grimpe alors les échelons. Mais en 1997, il subit son premier grand revers politique. Déçu, il quitte le parti et se consacre aux affaires.

Ce n’est qu’après avoir amassé une fortune, qu’il revient à la politique et reprend son ascension.

Une image modérée et un passé de « héros »

Vice-président du pays en 2015, il fait campagne sur l’éthique et la morale, face à un parti miné par les divisions et la corruption. Il se repose sur son image modérée et son passé de « héros » de la lutte anti-apartheid pour séduire les classes moyennes et les investisseurs.

Son passage dans le monde des affaires lui vaudra toutefois de vives critiques, ainsi que son rôle dans le massacre de Marikana, quand il demande à la police de rétablir l’ordre lors d’une grève, faisant 34 morts.

Cyril Ramaphosa est aujourd’hui aux commandes de l’ANC. Il lui reste désormais moins de 2 ans pour redresser l’image d’un parti à la popularité en baisse et le conduire aux prochaines nationales, en 2019.

Mon hypothèse c’est que Zuma n’a jamais véritablement cru en la victoire possible de son ex-femme et qu’il s’est servi d’elle pour faire avancer des personnalités afin de rendre la présidence de Ramaphosa difficile et afin de protéger ses intérêts à lui.
Claude Baissac, analyste politique
19-12-2017 – Par Alexandra Brangeon

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