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AGRICULTURE FAMILIALE À KOLDA- La Sapel sollicite l’appui et l’accompagnement de l’État

La région de Kolda dispose d’énormes potentialités agricoles. Mais l’agriculture (familiale) souffre de sous-investissement et de manque de politiques et stratégies cohérentes.

C’est une lapalissade de dire que Kolda regorge d’énormes potentialités agricoles. Aujourd’hui, dans un contexte mondial marqué par la lutte pour un développement durable, la Société d’aménagement, de promotion et d’équipements localisés (Sapel) se veut une réponse concrète au souci de développement local dans le sens d’un rapport participatif que toutes les forces vives du terroir doivent apporter à leurs communautés. Pour ce faire, son président, Directeur général, Mouhamadou M. Dramé, a exhorté l’État du Sénégal à mettre en œuvre des actions pour que les exploitations agricoles familiales soient dans la dynamique de renforcer leur productivité et leur capacité. En tant qu’opérateur économique, basé en Europe, particulièrement en France (Lyon), depuis plus de  30 ans et très tôt soucieux du développement de son pays, il s’est lancé depuis 1998 dans l’agriculture en acquérant quelques hectares dans la Commune de Dioulacolon (Médina Bouly). Peu à peu, avec ses propres moyens, sans aucun soutien de l’État, il a pu agrandir ce précieux périmètre jusqu’à 18 ha, dans lequel travaillent les couches sociales les plus défavorisées de la localité (les groupements féminins, les jeunes). Conscient des enjeux multidimensionnels d’un tel projet, il soutient avoir le besoin de s’impliquer pleinement en retournant au terroir. « Dans ma conception des choses, ce retour doit être utile », a-t-il souligné. Avant de renchérir : « L’importance que donne le président de la République, Macky Sall, à l’agriculture à travers le Prodac, constitue une réelle motivation et un vif espoir pour atteindre mes objectifs. La Sapel étant une rampe du développement communautaire participatif, en tant qu’immigré, ma meilleure façon de participer au développement local du terroir, c’est de procéder à un investissement dont les retombées en termes d’utilité reviennent aux populations du terroir ».
En réalité, précise-t-il, son programme obéit à une dynamique d’engagement patriotique à un moment où les volontés étatiques qui ont procédé à une réforme incitative de l’administration territoriale ont voulu mettre les populations locales sur la rampe du développement, ce qui constitue une réponse systématique au Plan Sénégal Émergent (PSE) si cher au chef de l’État. À signaler que les activités de la Sapel s’orientent dans la plantation d’arbres fruitiers (manguiers, orangers, citronniers et autres) et un périmètre maraicher comportant les produits de première nécessité avec la fourchette standard : oignons, pomme de terre, tomates fraiches, piment et autres tubercules comme la patate douce, le haricot vert, le haricot blanc et autres ignames locales et surtout le manioc qui a été importé du brésil du temps des colons. Cependant, le projet vise à réaliser des cultures de mais, riz, arachide, mil, etc.

Abdourahmane Diallo

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