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Agriculture : Vers l’intensification de la production pluviale de riz

L’atelier sur le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) a pris fin hier sur un engagement des autorités à soutenir davantage la production rizicole notamment celle dite pluviale. Quant à la nouvelle Société de promotion et de commercialisation du riz sénégalais (Spcrs), elle prend de plus en plus forme.

Le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) vise à produire un million de tonnes de riz blanc pour satisfaire les besoins du Sénégal dans le domaine, rappelle le docteur Taïb Diouf. Présentement, affirme M. Diouf, le Sénégal produit 500 mille tonnes de riz paddy, ce qui constitue une couverture de 43% des besoins. Toutefois, il a relevé quelques contraintes d’ordre technique notamment pour la production du riz dans le domaine pluvial. Il reconnaît que c’est un secteur qui est un peu négligé et que l’Etat a maintenant pris des options sérieuses en favorisant la production du riz pluvial pour une meilleure équité au niveau national. Pour ce faire, il est question de mettre en place des semences de qualité pour ce type de riz mais également de petits équipements adaptés sa production.

Pour ce qui est des contraintes d’ordre administratives, voire commerciales, des recommandations sont faites pour les lever. C’est à cet effet qu’une nouvelle Société de promotion et de commercialisation du riz sénégalais (Spcrs) est mise sur pied et son directeur général, Madame Ndiaye, vient d’être nommé. La société a un capital de 500 millions de Francs Cfa.

Il va regrouper les importateurs de riz, les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, etc. Elle a pour vocation de travailler sur la commercialisation mais aussi sur le plan marketing pour rapprocher, le plus possible, le produit du consommateur en le mettant dans le circuit de distribution.

Treize tonnes à l’hectare

Selon M. Diouf, la qualité du riz dépend un peu des semences qui vont être exploitées. C’est ainsi que, poursuit-il, plusieurs critères sont intégrés dans le choix de ces semences et des variétés pouvant atteindre 13 tonnes à l’hectare et bien appréciées des consommateurs Sénégalais ont été mis sur place. Des structures, comme l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) et l’Institut de technologie alimentaire (Ita), sont impliquées dans ce processus.

Selon Magatte Ndoye, le coordonnateur du Programme de renforcement et de développement des capacités commerciales (Prdcc II), des recommandations ont été faites à l’issue de cet atelier. Il s’agit de redéfinir précisément le mandant du Pnar, d’établir un comité de pilotage paritaire entre le secteur public et le secteur privé, de mettre en place en fonction des besoins identifiés des commissions spécialisées, etc. Les recommandations ont aussi porté sur l’optimisation de la fertilisation notamment en rendant plus efficace les subventions. La poursuite de la création et de la réhabilitation d’aménagement hydro-agricoles ainsi que l’amélioration de l’accès au crédit dans le cadre de l’équipement et de la commercialisation ont été aussi préconisées.

Le Soleil

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