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AÏDA NDIONGUE « Je ne dois rien à l’État du Sénégal »

Devant la barre de la Cour d’appel de Dakar, hier, l’ex-sénatrice libérale, Aïda Ndiongue, a indiqué qu’elle ne doit rien à l’État du Sénégal. Mieux, dit-elle, toutes les procédures ont été respectées dans cette affaire.

Poursuivis pour les délits d’escroquerie portant sur des deniers publics, faux et usage de faux, exercice illégal de commerce par un fonctionnaire et  complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics d’une valeur de 20 milliards F Cfa, Aïda Ndiongue et Cie ont été relaxés purement et simplement par le juge du Tribunal correctionnel de Dakar. N’étant pas d’accord avec le juge correctionnel, le substitut du Procureur, Pape Ismaïla Diallo, avait interjeté appel. Sur ce, Aïda Ndiongue et ses complices Abdou Aziz Diop, Amadou Ndiaye et Madou Sall ont comparu, hier 4 février, en audience spéciale devant la  Cour d’appel de Dakar. En interjetant appel, les avocats de l’État du Sénégal et le  parquet espèrent rattraper ce qu’ils ont perdu devant le juge correctionnel. Pendant ce temps, les prévenus estiment qu’ils n’ont rien à se reprocher. Pour sa part, Aïda Ndiongue persiste et signe qu’elle ne doit rien à l’État du Sénégal. À l’en croire, elle a livré la totalité des marchés dans le cadre du « Plan Jaxaay ». Toutefois, elle a précisé, hier, à la barre, que certaines marchandises sont toujours dans ses entrepôts parce que le ministère n’ayant pas assez de place pour les garder. Selon elle, les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) sont venus faire la vérification des marchandises dans ses entrepôts. Le compte étant bon, Aïda Ndiongue a soutenu avoir écrit au ministère pour qu’il vienne chercher lesdits produits, en vain.

Entendu en qualité de témoin, Birame Sène, travailleur au ministère de l’Urbanisme a confirmé les déclarations de l’ex-sénatrice libérale. Il explique qu’après que la Commission des marchés a fini  d’adresser ses conclusions, ils ont saisi la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour les attributions des marchés avec  les procès-verbaux et les rapports. S’agissant des marchés cités dans l’affaire Aida Ndiongue, le témoin estime qu’il n’y a pas d’irrégularité. Avant de poursuivre, après la terminaison de la passation de marchés, il y a  d’autres phases qu’ils ne maitrisent pas. « Autrement dit, nous n’avons pas d’avis par rapport à l’exécution des marchés et nous ne pouvons pas répondre  à des questions  concernant  les exécutions. Je  veux aussi attester que les entreprises étaient les mieux placées pour remporter les marchés conformémemt  au Code des marchés. Et c’est après lors de l’attribution que j’ai eu Mme Aida Ndiongue au téléphone et je ne l’ai jamais  vu sauf pendant mon audition à la Crei », a-t-il expliqué.
Un autre témoin, Mamadou Diouf, chauffeur de son état, a attesté que les motopompes existent bel et bien. « Je suis chauffeur et je travaille au ministère de l’Hydraulique. On me demandait simplement d’acheminer des motopompes. Non sans savoir le reste de la procédure. Je recevais des ordres de mission que j’exécutais et les motopompes existent », a-t-il dit.
Pour mémoire, le parquet avait requis, en première instance, 10 ans de prison ferme contre les mis en cause ainsi que la confiscation de tous leurs biens et une amende de 5 millions F Cfa pour chacun. Les avocats de l’État du Sénégal avaient réclamé 25 millions F Cfa en guise de dommages et intérêts et la somme de 25 millions F Cfa. Cependant, en rendant sa  décision, le juge avait relaxé purement et simplement les mis en cause. Il avait aussi ordonné la main levée des saisies des biens de l’ex-sénatrice libérale.

Cheikh Moussa SARR

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