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Mbagnick Diop, président du MEDS

ALA 2018: L’entretien d’Africa 24 avec Mbagnick Diop

Le Président du Meds et Pdg du Groupe Promo Consulting, était l’invité d’Africa 24 dans l’émission de Sharon Camara. Mbagnick Diop s’est prononcé sur  la prestigieuse cérémonie des African Leadership Awards (ALA), la version internationale des Cauris d’or. Les ALA, cuvée 2018, seront organisés le 10 novembre à Paris, au Méridien Etoile Porte Maillot. Lors de son entretien télévisé, le Président du Meds n’a pas manqué d’inviter nos gouvernants à appuyer les jeunes entrepreneurs africains qui peinent à trouver des financements.

 Le Pdg du Groupe Promo Consulting, dans cet entretien, est revenu sur l’importance de  la cérémonie des African Leadership Awards, prévue le 10 novembre prochain à Paris. « Il y a 15 ans, j’ai initié les Cauris d’Or devenus la première cérémonie de remise de distinction en Afrique. Au fil des années, nous avons dit qu’il faut créer la version internationale, d’où est né le concept d’Africa Leadership Awards qui regroupe une cinquantaine de pays africains », déclare le Président du Meds, soulignant que lors de la première édition, 36 nationalités différentes y ont participé.

Diop explique le concept des African Leadership Awards. « Les ALA, c’est une plateforme dédiée à l’Afrique, à la diaspora et à l’intelligence africaine », indique-t-il. Avant d’ajouter : « Je pense qu’il est important d’avoir ces genres de cérémonies pour ceux qui réussissent en Afrique.

Le Président du Meds donne un avant-goût des ALA 2018. « Pour cette deuxième édition, nous sommes dans la continuité avec beaucoup d’innovations dans les standards internationaux en termes de cérémonie de remise de distinctions comme les Oscars, les Césars, les festivals de Cannes, les Grammy Awards», soutient Mbagnick Diop. Il renchérit : « L’année dernière, c’était une soirée exceptionnelle avec beaucoup de Chefs d’État, chefs de gouvernement, ministres des affaires étrangères, et des plus grands hommes d’affaires africains. Bref, il y avait toute l’intelligentsia africaine. Nous travaillons beaucoup au niveau des effets spéciaux, décoration, de fils conducteurs. Il n’y a pas de temps perdu, de 8 heures à zéro heure, tout est calibré avec professionnalisme. J’ai des équipes très professionnelles basées en Europe, Paris, Washington,  en Afrique et à Dakar. Donc, il y a une parfaite coordination et on essaie d’offrir le meilleur aux Africains.»

Le Pdg du Groupe Promo Consulting  s’est également expliqué sur le choix de Paris au lieu dans une ville africaine. « Paris est la capitale du monde, c’est plus facile d’y faire converger les décideurs qu’à Dakar, Conakry ou Abidjan. Une bonne majorité de l’intelligentsia africaine vit en Europe. Pour preuve, l’année dernière, nous avons accueilli des hommes d’affaires venus de Dubaï, de la Chine, entre autres. Il est facile de les faire venir à Paris, car Paris est considérée comme la capitale du monde et à partir de Paris, les Africains suivent cette cérémonie qui est retransmise par une vingtaine de pays africains. C’est donc un bon choix car nous avons les Cauris d’Or à Dakar depuis 15 ans et, chaque année, elles accueillent des décideurs, ces chefs d’entreprise, leaders internationaux qui contribuent au développement des pays africains », fait-il savoir.

Mbagnick Diop a également donné sa vision de l’entreprenariat africain lors de son entretien avec Sharon sur Africa 24. Pour lui, les jeunes entrepreneurs africains ont besoin d’être encadrés. « Nous n’avons pas eu cette chance de participer à de grandes rencontres pour faire éclore nos talents, c’est par concours de circonstance que nous sommes arrivés ici. Aujourd’hui, ça bouge en Afrique, les jeunes ont l’esprit d’initiative, ils créent des entreprises, mais le problème fondamental reste le financement », déplore-t-il. Mbagnick Diop est d’avis que les banques n’accompagnent pas les jeunes entrepreneurs. « Elles (Ndlr : les banques) demandent des garanties très compliquées pour les jeunes entrepreneurs. Les Etats doivent les  accompagner encore », indique-t-il.

Quid de l’appui des Etats africains au secteur privé local ? « D’une manière générale, en terme macro-économique, l’Afrique est au vert. Mais en terme micro, il y a encore de choses à faire et les Etats africains doivent appuyer davantage les entrepreneurs africains.  En France, quand Macron se déplace, il y a une cinquantaine de Chefs d’entreprises ; quand Trump se déplace, c’est pareil », fait-il remarquer. Mais, regrette-t-il, il nous manque cet appui de nos Chefs d’État et de nos gouvernants pour appuyer le secteur privé. Pourtant, souligne-t-il, le secteur privé crée de l’emploi et de la richesse qui contribue au développement et à la croissance. Pour conclure, le Président du Meds estime qu’il est important de le privé national et local soit au cœur de la politique de nos Etats».

Ngoya NDIAYE

 

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