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ALA 2018: Mbagnick Diop, Guest-star de R-TV AFRICA à Washington

Le président du Meds était l’invité de RTV-AFRICA. Dans un entretien exclusif accordé à la chaîne de télévision basée à Washington, Mbagnick Diop, en tournée aux Etats-Unis, fait la promotion des African Leadership Awards, cuvée 2018, prévue le 10 novembre à Paris. Dans cette interview, M. Diop, qui livre les secrets de la réussite des ALA, ne manquera pas de passer en revue les différentes initiatives du MEDS : les Cauris d’Or, le Forum du 1er emploi, – la liste est loin d’être exhaustive.

Pourquoi les African leadership Awards 

Nous l’avons créé depuis 2 ans. Nous allons vers la 2ème édition et les ALA sont la version internationale des Cauris d’Or, la première cérémonie de remise de distinction en Afrique. Les Cauris d’or ont été initiés depuis 14 ans. Au bout de 14 ans, nous nous sommes dit qu’il faut internationaliser les Cauris d’or. C’est ainsi que j’ai initié le concept de African leadership Awards. C’est un concept majeur pour récompenser et célébrer les illustres décideurs africains et de la diaspora, qui se sont distingués dans le continent et à l’international, qui font la fierté et donnent l’image d’une Afrique qui innove, qui réussit. Les ALA sont une plateforme africaine pour vulgariser les talents africains, pour faire éclore les talents africains. Nous voulons montrer au monde une Afrique qui bouge, une Afrique qui gagne, une Afrique de l’Excellence. C’est la raison pour laquelle nous avons créé le concept des African leadership Awards.

Pourquoi le choix des Etats-Unis 

Je fais une tournée américaine pour faire la promotion d’African leadership Awards. Ce, pour dire aux noirs américains et africains qui sont là, vous venez d’Afrique. Que ceux qui ont réussi sachent qu’ils ont réussi. Donc nous invitons les basketteurs, les footballeurs, les acteurs de films, les grands artistes, à venir avec nous, montrer à l’Afrique que vous êtes des Africains. Nous sommes pour ceux qui travaillent pour l’Afrique

« Il faut honorer la personne de son vivant »

Il est important dans la vie d’une personne d’être motivé et d’être félicité. Lorsque quelqu’un fait du bien, lorsque quelqu’un fait des résultats, il faut l’encourager. On attend toujours qu’une personne disparaisse pour l’encourager. Il faut l’honorer de son vivant, devant ses collaborateurs et devant toute sa famille. C’est ça la générosité. C’est l’essence des Cauris et des ALA. Nous essayons de mettre en exergue les personnalités qui font bouger l’Afrique et leur pays. C’est important ! Un pays a besoin de symboles, de références et de leaders. Par exemple, aux Etats unis, regardez comment ils mettent en valeur leurs leaders. Vous allez en Chine, c’est pareil, à Dubaï aussi, idem. Les meilleurs sont élevés au sommet. Et nous Africains, nous avons besoin d’avoir des leaders dans tous les secteurs d’activités. Et ces leaders-là, ils en existent. Il suffit de les mettre en avant,  de créer une vitrine et de dire au monde voici nos leaders.

« Les critères de sélection des ALA »

Nous travaillons avec un jury dirigé par un grand avocat basé à Paris. Nous sélectionnions sur des critères bien définis. Il y a dix catégories, notamment celle de l’entreprise la plus performante, l’entreprise la plus compétitive, l’entreprise la plus innovante. Il y a le meilleur manager Homme de l’année et meilleur manager Femme de l’année. Il y a aussi la catégorie de l’Action sociale des femmes et des hommes en Afrique qui font beaucoup de social et qui aident des milliers de personnes malades et vivant dans la pauvreté. Il y a aussi la catégorie de l’Excellence. Donc, dans chaque catégorie, nous sélectionnons  30 à 40 personnalités. Après, le jury fait le travail.

 La place des jeunes aux ALA

Les jeunes ont leurs places aux ALA. Il y a la catégorie du leader du futur. Par exemple, un jeune qui a du potentiel et qui peut, un jour, devenir un leader. Et dans ma démarche sociétale, j’ai créé depuis 18 ans le Forum du premier emploi. Chaque année, on sélectionne des milliers de jeunes et pendant deux jours, on invite des chefs d’entreprise au Forum à l’issue duquel certains jeunes décrochent leur 1ere expérience professionnelle. Nous leur trouvons de l’emploi et ceux qui n’en ont pas, nous essayons de leur accorder du crédit pour qu’il crée leur propre entreprise pour devenir leur propre manager. Et ces genres d’évènement font rêver les jeunes. Celui qui est à Douala, à Abidjan, à New York, il rêve de voir des leaders africains. C’est bien de faire rêver car le rêve permet de vivre encore trop longtemps. Le jeune qui vit dans son village et qui est en train de suivre les African leadership Awards, se dit un jour qu’il voudra bien être là, en haut, au sommet, pour être magnifier.

 

Pourquoi les ALA  en anglais

Mais l’Afrique, ce n’est pas seulement les francophones. Nous avons créé, il y a quinze ans, les Cauris d’Or qui regroupent tous les décideurs économiques et financiers, toutes les années à Dakar. Les Cauris d’Or, c’est francophone. On a essayé de créer la version internationale. On se dit nous, francophones, on est toujours entre nous. C’est pourquoi j’ai choisi African leadership Awards. C’est transversal. L’année dernière, c’est un président anglo-saxon, le président Sierra Léonais, qui est venu présider la cérémonie. Et il y avait des Sud-Africains. Sur 36 nationalités différentes, il y avait 14 pays anglo-saxons, deux pays lusophones. Donc, vous voyez, c’est un concept transversal.

 

Rassemblés Khady Thiam Coly

 

 

 

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