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 La session «spéciale absents» ou «retardataires» du baccalauréat en Algérie a enregistré un taux d'absentéisme de plus de 75%. (Illustration) LP/Jean Nicholas Guillo

Algérie : absentéisme record à la session «spéciale absents» du bac

En Algérie, la nouvelle session du baccalauréat organisée spécialement pour les absents ou retardataires s’est soldée par un  taux d’absentéisme de près de 75%.
La deuxième session du baccalauréat en Algérie a tourné au fiasco. Moins de 15% des candidats convoqués se sont présentés à une «session spéciale» controversée du baccalauréat, organisée pour les absents ou retardataires aux épreuves de juin, ont affirmé, dimanche 16 juillet, les syndicats de professeurs en colère.

Les syndicats s’étaient opposés à cette nouvelle session décidée par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Ils avaient dénoncé «une prime à la paresse», une rupture de l’égalité des chances mais surtout le coût important de l’organisation de nouvelles épreuves.

A peine 15 000 candidats – sur les 104 000 convoqués – se sont présentés aux épreuves, commencées jeudi et prévues jusqu’à mercredi, selon les estimations des syndicats de professeurs qui évoquent des salles d’examen vides.

Les syndicats dénoncent une «décision irréfléchie» du gouvernement

«Dans certaines salles il y a trois surveillants pour un candidat», se désole le coordinateur national du Syndicat national autonome des Professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane. «C’est une catastrophe», estime ce dernier qui dénonce «une décision irréfléchie» des autorités.

Les adhérents au Conseil des Lycées d’Algérie (CLA), autre syndicat des enseignants du secondaire, qui comme le Snapest s’était opposé à l’organisation de cette nouvelle session, ont refusé d’y prendre part.

«Nous ne surveillons pas et ne corrigeons pas cette session», a expliqué le coordinateur du CLA, Idir Achour, qui rappelle que son syndicat avait prévenu que peu de candidats se présenteraient.

Une majorité de «candidats libres» ayant renoncé à passer l’examen
Cette session spéciale avait été initialement décidée pour les candidats arrivés en retard aux épreuves de juin et s’étant vu refuser l’accès aux salles d’examen. Mais il s’était avéré impossible de distinguer les retardataires des candidats ayant choisi de ne pas se présenter.

Des 10 000 retardataires initialement estimés, le nombre de candidats reconvoqués avait donc bondi à 104.000. Or, selon les syndicats, la grande majorité des candidats n’ayant pas passé les épreuves de juin étaient des «candidats libres» s’étant inscrits avant de renoncer et dont il était prévisible qu’ils ne se présenteraient pas plus à la session spéciale.

Les résultats du baccalauréat, attendus le 15 juillet, ont été repoussés au 25 juillet en même temps que ceux de la session spéciale, retardant à septembre les inscriptions dans l’enseignement supérieur, conditionnées par la réussite au baccalauréat.

Leparisien.fr avec AFP

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