POLITIQUE

Ali Séga Camara, secrétaire exécutif du Cnsa « Il faut en finir avec les Premières Dames »

  • Date: 4 janvier 2016

Faut-il en finir avec les « Premières dames » ? Oui.  Ce sont des pratiques surannées, désuètes, et qui devraient être bannies. Ceci n’est pas une  attaque à l’endroit de qui que ce soit, mais le résultat de la réflexion d’un parti politique de la majorité présidentielle qui prétend un jour à la direction politique du pays. Le Mouvement pour le Parti de la Construction et son Président national Ali Mohamed Séga Camara, par ailleurs, Secrétaire Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire pensent que s’ils arrivent à la tête du Sénégal, cette pratique, qui ne relève nullement de notre tradition culturelle, sera supprimée purement et simplement de la sphère politique.

De Senghor à Diouf en passant par Wade jusqu’à Macky, le  Sénégal a toujours eu sa première dame. Mais quelle est l’utilité de cette « institution » ? Le Secrétaire exécutif du Conseil national à la sécurité alimentaire (Cnsa), qui dressait l’état des lieux de la situation de la sécurité alimentaire au Sénégal, a souligné qu’il souhaitait la disparition de la notion de « première dame » au Sénégal, et pour cause. «Les Fondations de premières dames n’ont jamais aidé les nations du tiers monde à avancer d’un pas. Elles ont plutôt participé à mettre le flou dans la gestion des deniers publics. Ces fondations ne sont jamais soumises au principe de contrôle public et à la reddition des comptes. En général, les fondations de premières doivent leur existence à l’avènement du mari à la tête du pays. Ce sont des pratiques surannées qui devraient être bannies», déclame-t-il. Avant de renchérir : « Je crois, en réalité, qu’il faut supprimer la notion de première dame. Ce serait plus simple. Après tout, nous élisons un président, et c’est lui qui a toutes les responsabilités et pas sa conjointe », a déclaré le chef de file du   Mouvement pour le Parti de la Construction (MPC), selon qui la femme du président doit rester au maximum dans l’ombre, vivre sa vie comme il l’entend, continue à garder son travail. Avant d’ajouter : « On élit une personne et puis après c’est tout. Ça ne doit pas interférer. Ça veut dire qu’il ne doit pas y avoir de première dame, c’est fini ». En termes plus clairs, explique-t-il, l’épouse du chef de l’État n’est pas élue à la présidence de la République, et sous ce rapport, explique-t-il, il  ne faudrait pas  l’associer dans les taches de la République. Pour preuve, note Ali Mohamed Séga Camara, le statut de première dame n’a pourtant aucune existence légale, n’existe pas dans notre Constitution mais seulement consacré par la pratique médiatique et présidentielle. Ainsi, plaide-t-il en faveur d’une «discrétion» de la conjointe  du chef de l’État, et devait être l’occasion de repenser ce rôle.

Parlant d’une ambiguïté institutionnelle, cet allié de la mouvance présidentielle refuse de créer un statut et voudrait débarrasser la République de cette fonction officieuse qui, à son avis, est avant tout une fonction médiatique, consacrée par la géo politisation de la vie politique.  Pour lui, «toutes ces fondations devront être reversées aux gouverneurs, préfets et sous-préfets qui sont très sollicités et qui croulent sous le poids de ces sollicitations et surtout qu’ils ont la lourde responsabilité d’être le prolongement du Chef de l’Etat et du Gouvernement, alors que les premières dames non pas ce statut et gèrent des ressources énormes, parce qu’elles sont les épouses des Présidents de la république. Ces chefs de l’exécutif local feront alors l’objet de contrôle de gestion».

« En 2014, nous avons eu moins de 2% de marge d’exclusion »

Faisant le point sur la situation de la sécurité alimentaire au Sénégal, il s’est d’abord félicité que le Sénégal ait récupéré, en 2013  le plan de riposte des  mains des partenaires et en a fait un acte de souveraineté nationale. Aussi, s’est-il réjoui du ciblage qui est passé d’une marge d’erreur et d’exclusion de 35 à moins 2% en 2014. En 2015,  le plan de riposte a assisté 927 416 personnes, soit 95 000 ménages disséminées sous forme de poches dans 14 régions, 43 départements et 500 communes. Cette assistance va alors se poursuivre jusqu’en 2016. De décembre 2013 à nos jours, l’État du Sénégal par l’entremise du Conseil national à la sécurité alimentaire (Cnsa) a élaboré deux plans nationaux de riposte à la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle dont un exécuté en 2014 et le second en attente de validation pour l’année 2015. C’est une première au Sénégal. En 2014, la mise en œuvre du plan a concerné 675 000 personnes et 628 163 ruminants en situation de vulnérabilité alimentaire. À l’heure actuelle, nous travaillons parallèlement à déterminer les Priorités résilience de notre Pays (Prp) sur une période de 20 ans (2015-2035) dans le cadre de l’Alliance globale pour l’initiative résilience (AGIR) au Sahel et en Afrique de l’Ouest, a-t-il révélé, non sans préciser que désormais les choses sont revenues à leur endroit.

Mouhamadou BA

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15