téléchargement (2)

ALIOU SOW À LA PLACE D’OUSMANE NGOM, AFFAIRES AIDA MBODJ, FADA, KARIM WADE… Le Pds perd à tous les coups face à Macky

La politique est comme un jeu de poker. On gagne ou on perd. Malheureusement, pour le Parti démocratique sénégalais (Pds), c’est la descente aux enfers. Le parti de Me Abdoulaye Wade perd, à tous les coups, face à son rival, Macky Sall, président de la République qui l’avait renvoyé dans les rangs de l’opposition en 2012.

Macky qui aurait promis de réduire l’opposition à sa plus simple expression, a réussi une opération bien pensée de désagrégation du Pds.

Et la dernière opération en date est l’installation programmée d’Aliou Sow au poste qu’Ousmane Ngom a laissé vaquant. Le leader du  Mpd/Liguèye a même soutenu qu’il ne va pas céder à la menace de ses anciens camarades de parti qui auraient concocté un plan pour envahir l’Assemblée nationale. Les libéraux s’insurgent contre ce choix d’Aliou Sow parce qu’ils estiment qu’il n’est plus de leur parti.

Qu’à cela ne tienne, cette affaire intervient en pleine polémique sur la destitution d’Aida Mbodj de son poste de Présidente du Conseil départemental de Bambey pour cumul de mandats. Le président de la République s’en est même expliqué pour promettre que personne ne sera épargné. Et ce n’est pas le seul affront contre Aida Mbodj. Le député libéral avait été pressenti à la tête du Groupe parlementaire libéral. Et par une acrobatie juridique, le Bureau de l’auguste assemblée a estimé que c’est Modou Diagne Fada qui sera à la tête de ce groupe. Un Fada qui avait même été exclu du parti. Une situation inédite qui entre, toujours, dans la dynamique de la guerre contre le Pds.

Une guerre, qui, comme tout le monde le sait, bas son plein depuis l’activation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), une juridiction mise en veilleuse depuis 30 ans et le mandat de dépôt suivi de la condamnation de Karim Wade, l’héritier du trône libéral et aujourd’hui candidat d’éclairé à la présidentielle de 2019.

Pendant ce temps, non seulement nombre de caciques du parti libéral sont sous le coup d’interdictions de sortie, mais, les procès se sont multipliés contre des libéraux comme Me Amadou Sall, Toussaint Manga, Massaly, Samuel Sarr, entre autres.

Le parti est pratiquement interdit de manifestations au moment où nombre de ses cadres comme Awa Ndiaye, Innocente Ntap Ndiaye, Bécaye Diop, Ousmane Ngom, pour ne citer que ceux-là, ont rejoint le « Macky ».

C’est dire que dans cette bataille politique, rien n’est laissé au hasard pour neutraliser le parti, ses éléments. Du coup, le Pds a perdu beaucoup de sa superbe. Il lui est difficile de rassembler ses troupes. La stratégie mise en place par ses adversaires est de ne pas lui laisser de répit. Les affaires se suivent et sont rocambolesques les unes plus que les autres.

Malheureusement, il n’a pas beaucoup de marge de manœuvres. En tout cas, il reçoit  beaucoup de coups sans pouvoir en donner. Le génie politique de Wade tant chanté a du mal à éclore face un dauphin, Macky qui marque des points.

L’histoire retiendra notamment que face au pouvoir de Macky Sall qui a certes les moyens de l’Etat et les conseils de vieux dinosaures politiques de la trempe de Dansokho, Tanor, Niass, etc., le redoutable stratège politique Wade n’a pas su protéger son parti, ses hommes, en somme ses enfants.

Aujourd’hui, c’est Aida Mbodj, demain ce sera un autre. La guerre est loin d’être finie. Macky ne veut pas seulement vaincre ses adversaires, il va les écraser.

Assane Samb

Voir aussi

images

LIBÉRATION DE KARIM WADE Toute la vérité sur le Protocole de Doha

Nos confrères de Jeuneafrique.com sont largement revenus, hier, sur la libération de Karim Wade par …

Open