23 avril, 2014
Accueil » SOCIETE » ALIOU TALL, PRESIDENT DU RADUCC : «La légalisation du mariage homosexuel en France appelle à une réactualisation de la loi sur l’adoption au Sénégal»
ALIOU TALL, PRESIDENT DU RADUCC :  «La légalisation du mariage homosexuel en France appelle à une réactualisation de la loi sur l’adoption au Sénégal»

ALIOU TALL, PRESIDENT DU RADUCC : «La légalisation du mariage homosexuel en France appelle à une réactualisation de la loi sur l’adoption au Sénégal»

Le 17 mai 2013, le Conseil constitutionnel français a jugé, conforme à la Constitution française, la loi adoptée, le mardi 23 avril 2013, qui ouvre le mariage et l’adoption aux personnes de même sexe. Le président français l’a promulguée, ce 18 mai 2013. Cette loi est bouleversante, dans la mesure où elle stipule que l’identité de sexe des adoptants ne constitue pas un obstacle à l’établissement d’un lien de filiation adoptive. Aussi, est-elle source d’inquiétude, de l’avis d’Aliou Tall, président du RADUCC (Réseau Africain de Défense des Usagers, des Consommateurs et du Citoyen), si nos autorités ne prennent pas des mesures hardies.

Le manichéisme consistant à résoudre la question de l’homosexualité au Sénégal à la dépénalisation ou pas, occulte les enjeux criards et les dangers qui menacent notre société.

Au regard du droit, l’homosexuel a le droit de vivre en privé sa sexualité. Aussi, les violences sur sa personne ne doivent-elles pas être tolérées. Mais, la liberté individuelle de vivre sa sexualité ne donne droit à aucun individu, hétérosexuel ou homosexuel, de porter atteinte à l’intérêt public et aux bonnes meurs. Les comportements sexuels des citoyens ne doivent pas s’exprimer sur l’espace public.

Sur le plan juridique, les vrais problèmes posés par l’homosexualité au Sénégal ne viennent pas du fait qu’il y ait des femmes qui se masturbent mutuellement, ou des hommes qui se sodomisent à tour de rôle.

Des mesures urgentes sur le mariage et l’adoption au Sénégal

Nos mœurs, nos coutumes et nos croyances obligent le Président de la république à prendre les dispositions qui s’imposent pour interdire l’adoption d’enfants sénégalais vers la France et vers tous les pays dans lesquels nos jeunes mineurs risquent de se retrouver avec des parents de même sexe. A défaut, nos lois doivent être modifiées, pour éviter une ingérence des lois étrangères autorisant le mariage et l’adoption homo, dans la régulation de nos rapports sociaux. Elle est légitime, parce qu’elle est conforme à l’esprit de la convention des Nations Unies du 20 novembre 1989 sur les droits des enfants et de la convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération, en matière d’adoption internationale, entrée en vigueur au Sénégal, depuis le 1er décembre 2011.

Dans tous les cas, l’adoption internationale d’enfants sénégalais doit être découragée. Le droit international y est favorable, dans la mesure où il exige, comme condition de cette adoption, que l’enfant ne puisse, dans son pays d’origine, être placé dans une famille nourricière ou adoptive, ou y être convenablement élevé. L’adoption internationale est subsidiaire, elle est un dernier recours.

Eléments plaidant pour la modification de la loi sénégalaise sur le mariage et l’adoption.

Il faut mentionner clairement, dans notre droit, que le mariage homosexuel est contraire à l’ordre public sénégalais. Ce qui empêchera la loi française sur le mariage et l’adoption homosexuels de s’appliquer dans notre pays. Cela annihilera les fraudes destinées à rendre incompétente la loi sénégalaise. Ici, nul ne doute que le mariage est l’union solennelle d’un homme et d’une femme. Nous n’avons pas les mêmes valeurs que les pays comme la France qui ont légalisé les unions et adoptions homosexuelles. Dans un pays, comme le nôtre où se pratique la polygamie, les conséquences désastreuses que peut produire le mariage entre un homme et quatre autres hommes sont inimaginables. Ce serait la fin progressive de la procréation, à moins de recourir à la procréation médicalement assistée (PMA) ou à la gestation pour autrui (GPA). La généralisation de telles pratiques causerait la dégénérescence programmée de la nature humaine.

Yandé DIOP (Synthése)

REWMI QUOTIDIEN