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Alphabétisation : Le sous-secteur souffre du sous-financement

Le sous-secteur de l’Education de base des jeunes et des adultes ne bénéficie que de 1 % du budget alloué à l’éducation. La Semaine nationale de l’alphabétisation, prévue du 8 au 14 septembre, sera mise à profit par les acteurs pour lancer un plaidoyer en faveur d’un financement plus conséquent pour ce sous-secteur.

Le sous-secteur de l’alphabétisation est le véritablement parent pauvre de l’éducation. Il ne bénéficie que de 1 % du budget alloué au département de tutelle. Ainsi, le secrétariat à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales compte saisir l’occasion de la Semaine nationale de l’alphabétisation, prévue du 8 au 14 septembre, pour sensibiliser les différentes structures de l’Etat chargées de la planification budgétaire et les partenaires techniques à appuyer ce sous-secteur en lui octroyant un financement plus conséquent. C’est ce qu’a laissé entendre, hier, la directrice de cabinet du secrétaire d’Etat, Rokhaya Niang, lors d’une conférence de presse en prélude à cette Semaine nationale dont les festivités se dérouleront dans la commune de Keur Massar. « L’édition de cette année mettra l’accent sur le plaidoyer pour le financement de l’Education de base des jeunes et des adultes », a-t-elle dit.
L’utilisation des Tic et l’articulation des programmes aux politiques nationales de développement économique et social à travers des approches intersectorielles seront les deux autres points à mettre en exergue lors de cet événement dont le thème est : « Alphabétisation et sociétés durables ».

Cette thématique, choisie par l’Unesco, coïncide avec un tournant décisif de la politique économique et sociale définie par le Pse et dont l’opérationnalisation passe par l’existence d’un potentiel humain compétent, compétitif et engagé. Or, le taux d’analphabétisme au Sénégal est actuellement de 54,6 %. Un vrai facteur inhibant qui appelle une profonde réflexion sur la place que devraient occuper l’alphabétisation et la promotion des langues nationales dans la concrétisation de cette volonté politique. C’est ce qui a poussé le secrétariat d’Etat à l’Alphabétisation, d’après Rokhaya Niang, à élaborer un programme d’accélération mis au point dans une approche participative en rapport avec les organisations de la société civile et les autres secteurs de développement. « Ce programme s’inscrit dans la ‘‘Grande poussée’’ initiée par l’Unesco pour appuyer les pays à fort taux d’analphabétisme. Il permet de réduire de moitié le nombre d’analphabètes en prenant en charge 1,8 million  d’apprenants par an sur une durée de trois ans, en s’appuyant sur des stratégies d’outillage en  langues nationales, de formation qualifiante des personnels, d’utilisation des Tic et de renforcement de l’environnement lettré », a-t-elle fait savoir.  Le Sénégal ayant relevé le défi de la sensibilisation des populations pour une participation massive aux programmes d’alphabétisation, la Semaine nationale sera l’occasion d’orienter les actions vers la mobilisation des acteurs clés et les partenaires au développement et de partager les dispositifs de recherche pour la valorisation des acquis de l’Education de base des jeunes et des adultes développés à l’échelle nationale et internationale.

Le Soleil

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