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Ama Baldé condamné à un mois avec sursis et une amende de 50.000 francs

  • Date: 7 juillet 2015

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné le lutteur Ama Baldé, poursuivi pour outrage, violence et voies de fait contre un policier, à une peine d’un mois avec sursis et à payer une amende de 50.000 francs.

‘’Je reconnais les faits’’, dit Amadou Baldé dit Ama, mardi, à la barre du tribunal des flagrants délits.

‘’Les policiers étaient en train de frapper mon neveu, je suis intervenu pour aider l’enfant qui était molesté à la suite d’une bagarre entre les deux camps’’, a ajouté le lutteur.

‘’Je ne savais pas que j’ai touché l’agent. Il m’a frappé par le casque et j’étais en train de me débattre, je ne visais pas son visage’’, a-t-il expliqué à la barre.

‘’Je présente mes excuses, je demande pardon à tout le monde’’, a-t-il lâché.

A son tour, la victime, le policier Barka Ngom a souligné qu’il était en train de repousser la foule, suite à une bagarre entre les camps de deux lutteurs. Et Ama Baldé qui est venu vers lui.

‘’Il m’a donné un coup au front et je suis tombé’’, a ajouté la victime qui a eu une incapacité temporaire de travail de 7 jours.

Cité à témoin le policier Babacar Ciss a indiqué que les camps de deux lutteurs ( Ama Baldé et Gouy Gui) étaient en train de se battre. ’’On s’était interposé et c’est en ce moment que Ama Baldé est venu le frapper’’, a-t-il rapporté.

C’est ainsi que l’avocat de la partie civile, Me Aboubakiry Barro a estimé qu’il faut requalifier les faits d’outrage en rébellion puisque M. Baldé a voulu résister aux agents de la police qui étaient dans l’exercice de leurs fonctions.

‘’Tout le monde doit cultiver la non-violence car la mission du policier n’est pas de faire mal’’, a ajouté l’avocat de la victime avant de demander le franc symbolique.

L’agent judiciaire de l’Etat, pour sa part, pense qu’il appartient à la justice de réduire la violence dans l’arène. Parlant d’Ama Baldé, il a déclaré que l’Etat accepte les excuses du lutteur car il a fait amende honorable.

Dans son réquisitoire, le procureur a demandé une condamnation d’un mois assortis du sursis, estimant que ‘’ces faits sont inquiétants’’.

’’Chaque jour, des agents chargés de veiller à notre sécurité sont menacés. On ne peut pas accepter que des gendarmes et policiers soient ridiculisés’’, a-t-il fait observer.

La défense composée d’une dizaine d’avocats a demandé la clémence du tribunal. Pour Me Bamba Cissé, ‘’la police et la gendarmerie méritent le respect. Vous devez lancer un message à tous ses jeunes qui sont dans la lutte pour éviter la violence’’.

‘’Une peine assortie de sursis est largement justifiée’’, a-t-il ajouté.

Me Abdourahmane Sow a, de son côté, affirmé que ’’si on le condamne à une peine ferme, il sera radié de la lutte‘’, invitant le tribunal à être clément à l’endroit du lutteur qui est un délinquant primaire.

Pour Me Ndèye Fatou Touré, ‘’ une amende pourrait suffire pour leur client, car c’est également une peine’’.

APS

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