ECONOMIE

AMADOU BA, MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN- «NOUS CONSTATONS, DU POINT DE VUE DES RESULTATS MACRO-ECONOMIQUES, DES PERFORMANCES TRES APPRECIABLES»

  • Date: 16 juillet 2016

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan (Mefp), s’est félicité des progrès notés dans le Plan Sénégal émergent (Pse) après deux ans de mise en œuvre. Amadou Ba qui s’exprimait, hier, en marge d’une rencontre sur les performances économiques du Sénégal, a fait savoir qu’en deux ans, ses services ont constaté, «du point de vue des résultats macroéconomiques, des performances très appréciables, reconnues par toute la communauté internationale».

«La situation économique d’avant l’arrivée du Président Macky Sall est marquée fondamentalement par une croissance faible sur une longue période, une moyenne de 3%. Un déficit budgétaire qui se creusait atteignant à 6,7%. Une inflation supérieure à 3% sur 2011. Un endettement qui n’était pas maîtrisé. Pour dire que le pays allait tout droit vers une situation particulièrement difficile. Il y a eu des améliorations avec la mise en œuvre du Pse en 2015. Parce que le Pse a été adopté en 2014, précisément au mois de février, avec le Groupe consultatif. Mais la mise en œuvre effective, c’est à partir en 2015. Parce que les deux premières lois de finances ont été adoptées en décembre 2014. Donc, la mise en œuvre ne pouvait que s’opérer qu’à partir de janvier 2015. Nous constatons du point de vue des résultats macroéconomiques, des performances très appréciables, reconnues par toute la communauté internationale».

Selon lui, «il y a des indicateurs clés pour mesurer le progrès d’un pays. Et aujourd’hui, la communauté internationale s’accorde sur le critère dit : ‘taux de croissance’. Le Sénégal a atteint en 2015, un taux de croissance de 6,5%, tiré par l’agriculture, mais aussi par le secteur secondaire».

«L’autre élément de mesure, informe le ministre, c’est la maîtrise de l’inflation et les comptes courants du pays connaissent une amélioration notable. Autant d’éléments reconnus par la communauté internationale qui montrent que le Sénégal est considéré aujourd’hui comme l’une des économies les plus résilientes, mais les plus fortes et qui présentent des perspectives de croissance les plus élevées en Afrique».

De son avis, «ce sont ces dépenses publiques qui ont permis au gouvernement, grâce aux efforts d’investissements importants, de pouvoir tirer la croissance vers le haut et d’arriver à une création importante d’emplois».

«Il faut 4 mois pour voir les bâtiments après fondation, une économie aussi attendons 4 où 5 ans pour voir les fruits»

Sur l’agriculture, note l’argentier de l’Etat: «il y a certainement la pluviométrie, mais il y a les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour avoir une productivité plus importante. L’autre élément, sur lequel on peut mesurer la performance économique, c’est la réduction du déficit budgétaire ça a été réduit de 2 points, soit de 6,7% à 4,7 en 2015. Du point de vue de la restauration des marges budgétaires des efforts importants ont été faits».

D’après lui, les perspectives de 2016 sont favorables. «En général, sur les premiers trimestres, nous avions des croissances très faibles qui tournaient autour de 3 et de 4%. Là, nous sommes à une croissance agricole de 6,4% ce qui est très appréciable. Mais aussi, les autres agrégats se portent bien. Nous pensons dépasser la croissance de 6,6%», a-t-il Amadou Ba.
«Maintenant, il faut attendre les trois trimestres et ne pas avoir de choc extérieur, mais dans tous les cas nous rendons grâce à Dieu. Les projets en cours, l’autoroute ‘Ila Touba’, le pôle de Diamniadio, les projets d’infrastructures… laissent penser que les perspectives de croissance au Sénégal pour l’année 2016 sont très bonnes», a indiqué M. Ba.

«Ce qui est important, c’est la mise en place des politiques soutenues pour maintenir et accélère le rythme de la croissance. Nous avons eu quelques difficultés sur les acteurs sociaux, mais ces contraintes sont en train d’être dépassées. Les contraintes foncières, le rapport est prêt. Il faut lever toutes ces contraintes pour mieux maîtriser le foncier. Les contraintes énergétiques sont en train d’être levées. Mais le coût de l’énergie reste élever. Il faut travailler à le maîtriser. Ce sont des contraintes que nous cherchons à minimiser tout en faisant bouger l’économie dans des perspectives favorables».

Répondant à ceux qui déclarent que la croissance n’est pas ressentie par les populations, Amadou Ba indique: «Il y a des lourdeurs et des lenteurs, surtout quand on est au niveau des fondations. C’est toujours difficile de faire sortir des travaux de terre. Mais une fois sortir de terre, les travaux vont aller très vite. Il faut 4 mois pour voir les bâtiments dehors, une économie aussi, il faut plusieurs années. Il y a une évolution notable. Attendons d’ici 4 où 5 années pour voir les fruits».

Pour lui, la transformation structurelle d’un pays se mesure dans le long terme. «Le Sénégal renoue avec une croissance forte, il faut maintenir ce cap, de sorte que les Sénégalais pourront, plus vite dans leur plus grande majorité, sentir ce changement qualitatif. Ce n’est pas du tic au tac que tous les problèmes se règlent, il y a un processus», a confié le ministre de l’Economie et des Finances.

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