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AMADOU BA, ORFÈVRE DU PSE ET HOMME POLITIQUE MAL CONNU

  • Date: 18 juillet 2016

Ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ est un technocrate et un expert en économie que personne n’imaginait s’engager dans le champ politique. C’est en septembre 2013 que Macky Sall l’a déniché de la Direction générale des Impôts et Domaines et l’a mis en scelle dans le Gouvernement. Aujourd’hui, il est au cœur de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) auquel il est inextricable et est descendu dans l’arène politique où il a l’image d’un homme à l’apparence tranquille derrière lequel se cache un buffle silencieux et méthodique qui prend un élan, surprend, attaque et assomme. Regard sur un technocrate et homme politique  mal connu.

Que ses adversaires en soient offusqués, que ses contradicteurs en soient froissés, Amadou Bâ est un cadre chevronné de la Haute administration financière et monétaire qui bénéficie d’un parcours académique, professionnel et d’une expérience exceptionnelle qui  font  de lui un géant de l’économie nationale.

Une divine coïncidence fait qu’il a exactement le même âge que Macky Sall. Et seul cet homme pouvait le faire descendre dans l’arène politique où ses proches et ses congénères ne l’attendaient point. Mais il en a fait un devoir.

Il s’est engagé aux côtés de Macky Sall dans un compagnonnage qui n’est finalement qu’une question de génération, une affaire de technocrates d’un même âge qui veulent changer l’image et le destin du Sénégal et réussir ce que les anciennes générations ne sont pas parvenus à réaliser.

Amadou Bâ est sorti de l’ENA, ex ENAM comme Inspecteur des Impôts, en 1988, année de braises et de bradons de l’espace public qui n’ont jamais détourné son regard fixé sur l’avenir. D’ailleurs, ses charges de jeune énarque en office ne lui ont pas empêché de regarder plus loin et de percevoir davantage car, après deux années de service administratif, il se rend à Paris pour enrichir ses compétences et renforcer ses capacités professionnelles à l’Institut international d’Administration publique de la capitale française pour ensuite prolonger son épopée à Baltimore avant de débarquer, de nouveau en France,  à l’École Nationale des Impôts de Clermont-Ferrand, dix ans après.

Amadou Bâ, qui jouit ainsi d’un parcours professionnel et académique, en matière d’administration économique et fiscale, est un grenier du modèle administratif sénégalais, de l’exemple français et du style américain.

Selon un Inspecteur des Impôts à la retraite, ce sont  ses prouesses réalisées dans la plus grande discrétion qui lui ont valu un parcours professionnel glorieux à la DGID, la Direction des Impôts et Domaines à la tête de laquelle il accède en 2006. Pendant presque une décennie, il a assuré la gouvernance de ce service stratégique de l’État où son style novateur de management a fait l’unanimité pour sa compétence, son empreinte à la planification fiscale et domaniale et son apport  à l’économie nationale.

Mesdames Lô et Soumaré qui furent ses secrétaires à la DGID ne cessent de s’émouvoir de son goût du travail, de son humanisme et son sens des relations humaines en évoquant son nom. « C’est un homme de méthode », témoignent-elles.

À la tête de la DGID, il a d’ailleurs su innover et réformer  avec comme labeur historique le Code Général des Impôts dont il est le principal architecte. Cette œuvre ingénieuse n’est entrée en vigueur qu’en janvier 2013, grâce à Macky Sall, un acte qui a attisé sa fierté et l’a davantage rapproché de lui.

En réalité, Amadou Bâ fonctionne à la manière d’un soldat qui sait  faire sonner ses étriers. Son principal atout est son esprit de planification, d’organisation et de méthode qui facilite son travail et lui permet toujours d’atteindre des objectifs insoupçonnés malgré la controverse des experts.

Le PSE : pilori de son action

Le Plan Sénégal Émergent (PSE) est le référentiel de la politique économique de Macky Sall. Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, a la redoutable mission de conduire à sa mise en œuvre.

La finalité du PSE est de mettre le Sénégal sur une nouvelle orbite par l’accès à tous à la santé, la réhabilitation des Universités et l’érection de celle de Dakar parmi les meilleures du monde, l’atteinte d’une performance agricole,  l’autosuffisance en riz, la résolution définitive de la crise de l’énergie, l’achèvement de l’Aéroport Blaise Diagne, le  désengorgement de Dakar par la création de nouveaux pôles urbains, la relance de la compagnie aérienne sénégalaise et le déploiement touristique.

Les résultats font déjà espérer une apothéose. L’agriculture et le secteur secondaire ont favorisé un taux de croissance de 6,5 pour cent. Le déficit budgétaire est réduit. La rationalisation des dépenses publiques est imposée.

Certes, la mission est lourde, étant transversale. Mais l’approche de planification a amené Amadou Bâ à une large et féconde concertation avec les acteurs du public et du privé. Il s’explique : « Nous avons connu des plans stratégiques. Mais nous avons péché dans la mise en œuvre. Ce qui change avec le PSE, c’est la détermination à assurer une bonne mise en œuvre et un suivi rapproché de cette vision transversale ».

Ainsi, l’homme apparait comme un orfèvre de la mise en œuvre du PSE. Il y croit et en fait un défi à relever comme il doit aussi relever celui de l’engagement politique.

L’homme politique mal connu

C’est aux Parcelles Assainies qu’Amadou Bâ a fait son entrée en politique par l’APR. Mais on lui prête, à tort ou à raison, des ambitions dans le Fouta.

Toutefois, en descendant dans l’arène politique, il a fait entendre des pas discrets : sa philanthropie a annoncé sa venue.

Mais, ce fut une gageure. La banlieue est une zone difficile. L’homme politique y est plus fragile que rugueux. Il est assailli. Des exigences s’imposent à lui. Les militants le somment. Les requêtes sociales sont nombreuses. Les appétits individualistes sont touffus. La stabilité de l’électorat est aléatoire. Et ces impaires sont délicats pour un technocrate comme Amadou Bâ peu enclin aux tendances conflictuelles, aux conspirations et à la politique politicienne.

Aux Parcelles Assainies, il a certes relevé le défi lors du référendum du 20 mars 2016. Mais des voix, dans le Fouta, s’élèvent, pour réclamer sa descente. Il ne s’est toutefois pas encore prononcé sur cette requête. Il garde le silence.

En fait, Amadou Bâ est un homme politique tenace mais patient. Il prend son temps, préférant se retrouver seul pour cogiter sur une décision à prendre. On ne le presse pas. Il aime se sentir libre d’abord et avant tout parce qu’accordant davantage d’importance à son indépendance qu’à la passion et aux débordements. Il n’aime pas l’échec.

Il est peu ou mal connu des Sénégalais en raison de son esprit de sa nature effacée et équilibrée qui cache malgré tout une personnalité originale  et intelligente sous une apparence un peu rustre.

Il ne parle que quand c’est nécessaire et sait être éloquent quand il le faut. Il  a surtout un don, celui d’attirer les confiances même de celles des personnes les plus sceptiques et les plus susceptibles.

Trois choses comptent pour lui : le travail, sa famille et la patrie. Et malgré son apparence tranquille, ses colères si rares n’en sont pas moins terribles. Devant l’adversité et face aux allégations mal intentionnées, ses répliques ne sont pas spontanées. Il les mûrit et quand il les assène, elles tonnent un rythme volcanique.

En politique, il est préférable de ne jamais lui tenir tête car il pourrait devenir un adversaire redoutable parce qu’il est têtu et déteste échouer dans ce qu’il entreprend. Dans l’arène politique, malheur à celui qui se dresse devant lui : il ne l’épargnera et pourra même être féroce à son égard.

Quand il fonce, rien ne l’arrête. Voilà Amadou Bâ !

Pape Ndiaye

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