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Amadou Ly Bocoum DG de CALEB CABLE AFRICA «Nous allons générer d’ici à 5 ans 2400 emplois»

  • Date: 19 novembre 2015

La présence de «Caleb Câble Africa»est une aubaine pour l’emploi et l’économie du Sénégal.Concepteur et fabricant de systèmes de câblage à courant faible, «Caleb Câble Africa» est une nouvelle usine implantée à Sindia qui s’active dans les activités de production, de distribution, de commercialisation, et d’exportation de câbles électriques équipés ou non de connecteur.En termes plus précis, la société conçoit, fabrique et commercialise des systèmes de communication adaptés à tous les environnements. Bref «Câble Africa» s’intéresse à tout ce qui est communication, vidéos, sons et données et produit des câbles qui permettent de connecter les téléviseurs à toutes les antennes. Aujourd’hui la société dont l’activité tourne autour du câble et de l’expertise de la gestion logistique, avec un capital de 300 millions Fcfa prévoit, dans les prochaines cinq années à venir de créer 2400 emplois directs. Dans cette interview, le directeur général de «Caleb Câble Africa» Amadou Ly Bocoum et tout nouvel adhérent au Meds a câblé Rewmi Quotidien sur les perspectives économiques de sa société et de l’environnement des affaires au Sénégal. Quid de son adhésion au Mouvement des entreprises du Sénégal ?

Entretien

Qu’est ce qui a motivé votre adhésion au Meds ?

Mon adhésion au Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) n’est pas fortuite. Ce n’est pas le fruit du hasard. Le Meds est l’une des organisations patronales les plus représentatives de ce pays. Le Meds dont le souci principal est la promotion de l’investissement privé s’est imposé non seulement comme un Mouvement de rupture et d’innovations  mais capitalise l’essentiel des Pme/Pmi qui sont le fer de lance de l’économie. Par voie de conséquence, j’adhère au Meds pour avoir un accompagnement, un encadrement et un soutien qui permettra à notre société«Caleb Câble Africa»de se développer en optimisant toutes les potentialités d’affaires qui peuvent se présenter à nous. Mieux, avec le Meds, nous serons un tout, un ensemble uni et fort qui parlera d’une seule voix pour ainsi amener les gouvernants à améliorer l’environnement des affaires au Sénégal.

Quelle sera l’impact économique de Caleb Câble Africa  sur l’économie nationale et l’emploi des jeunes?

D’abord je vais vous parler de Caleb Câble Africa qui est usine installée à Sindia.C’est la premièredélocalisation chinoise au Sénégal dans la zone économique spéciale (Zes). La deuxième se trouve après Diass après Popeguine. Nous nous sommes implantés, il y a  seulement 18 mois et nous venons de finir la construction de l’usine et  nous avons  même procédé au test de la première production la semaine dernière. Au mois de décembre, nous serons fin prêts techniquement pour l’exploitation. Des sénégalais sont envoyés en Chine pour être formés et devenir des chefs d’équipes et des formateurs. Nous avons une ambition, si l’environnement continue à être positif, d’arriver dans 5 ans, à un potentiel de 2400 emplois. Mais 60% de la main d’œuvre sera féminine car il y a des travaux très pointus dans lesquelles seules les femmes excellent le mieux.  Nous ambitionnons également d’élever notre niveau de compétitivité dans les prochaines cinq années pour  satisfaire le marché régional et sous-régional et européen. La société en Chine détient 100 millions d’euros sur la zone Schengen et notre objectif est de se relocaliser à partir du Sénégal pour servir ce marché européen.

Que pensez-vous  de l’environnement des affaires au Sénégal ?

 Pour ce qui est de l’environnement des affaires, l’on ne peut pas faire une photographie instantanée et figée. Je pense qu’il  ya une évolution constante. Maintenant il se trouve que nous les promoteurs industriels,  nous sommes trop pressés même si l’Apix est en train d’articuler toute une politique de réformes au niveau de l’environnement des affaires pour nous accompagner et  créer les conditions d’une attractivité économique avec des abattements fiscaux et d’incitation. Mais nous sommes dans un monde global et globalisé où les choses vont très,très vite. Entre les réformes qui sont amorcées et le temps de leurs mutations pour arriver à des mises au point pour être opérationnel, il y a toujours des délais. Et ces délais freinent les ardeurs des opérateurs économiques car sur la compétition internationale,  les choses vont très vite. Mais je ne désespère pas qu’on arrivera à un environnement complètement opérationnel et porteur qui permettra aux entreprises sénégalaises d’êtres compétitives sans aucune forme de complexe ou d’handicap pour tenir tête à n’importe quelle firme internationale.

En particulier quels sont les difficultés auxquelles vous faites face ?

Les difficultés liées à l’environnement des affaires demeurent tout d’abord le facteur énergétique. Il y a un vrai  souci énergétique dans ce pays.Il apparait que le déficit énergétique est une contraintemajeure (…) à lenvironnement du climat des affaires.La Senelec qui est une société monopoliste doit d’abord répondre aux besoins énergétiques au niveau domestique  à une très grande échelle sur le territoire national. Ensuite, elle doit satisfaire les besoins industriels et ceux des structures de l’Etat, entre autres. A elle (Ndlr : la Senelec) seule, elle doit répondre à toutes ses exigences énergétiques et ce n’est pas évident. Il faut augmenter donc le potentiel énergétique  car c’est un facteur de production fondamentale. Son coût et sa disponibilité en quantité et en qualité sont des facteurs de réussite pour toute activité industrielle et économique. La Senelec a beaucoup d’efforts à faire sur ce plan et doit créer toutes les conditions qui incombent théoriquement à l’opérateur  énergétique  pour avoir dans des délais relativement compressés la disponibilité du jus.Autre écueil :Au Sénégal,  le coût de l’électricité est huit fois plus cher en  France et quatre fois plus cher en Chine.  Moi par rapport à ma société,  «Câble Africa»,je suis quatre fois plus chère.  Il faut baisser le coût de l’électricité si nous voulons être  au même niveau de compétitivité.Sinon nous sommes obligés de surmonter des gaps difficiles. Par ailleurs les avantages que nous avons  sur le coût relativement bas des salaires sont absorbés par les surplus et surcoûts énergétiques. Il ya également les lenteurs administratives. C’est pourquoi je sollicite le Meds de porter cette problématique au niveau des décideurs politiques pour  qu’on arrive à réaliser l’émergence  du Sénégal.

Mouhamadou BA

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