Accueil / Confidences / Amadou Mbaye Loum : « Le PPDA sénégalais »

Amadou Mbaye Loum : « Le PPDA sénégalais »

Le Soleil- Après le décès, avant-hier, du journaliste Amadou Mbaye Loum, j’ai senti le besoin de rendre publiques ces quelques lignes que je lui ai consacrées dans un livre que je compte publier prochainement : « Carnets de pistes. Aventures et mésaventures d’un Dakarien ». Au deuxième chapitre, intitulé « Des femmes, des hommes et des sentiments », j’évoque les personnages qui m’ont marqué lors des 12 éditions de ce rallye-raid que j’ai eu le privilège de couvrir. Et forcément, Loum était du lot. Voici l’extrait réactualisé.

« Longtemps seul journaliste africain présent en permanence sur le « Dakar », j’ai accueilli avec un réel bonheur l’arrivée de confrères du continent sur le circuit en 2003. Et le premier fut Amadou Mbaye Loum de la télévision nationale du Sénégal (Rts). Je me souviens l’avoir présenté aux collègues français comme « le PPDA sénégalais ». Et ce n’était même pas exagéré. Car le doyen Loum qui nous a quittés, le 20 février 2018, a été pendant longtemps un des présentateurs – vedettes– du Jt dans les années 1980 et avec une réelle maestria. En plus, c’était un plaisir de suivre ses reportages surtout ceux consacrés à l’armée dont il était l’un des meilleurs spécialistes. Sur le parcours, il a épaté son monde grâce à sa vaste culture. Avec un avis éclairé sur tous les sujets de discussion, en plus de sa bonne humeur, il était de compagnie agréable. Ce qui est toujours utile dans un milieu aussi austère que le désert. Les confrères français le raillaient gentiment parce qu’il n’a jamais su faire ni défaire sa tente tout seul. D’ailleurs, c’est avec joie qu’ils l’aidaient à chaque fois dans cette corvée quotidienne sur le « Dakar ». Comme s’ils étaient fiers de rendre service à ce boute-en-train qu’ils semblaient admirer tant ».

Par B. Khalifa NDIAYE
Journaliste

À voir aussi

Pour les victimes de violences conjugales (Par Aminata Dia)

Nous devons veiller à dire à nos filles, sœurs, amies, mères, tantes et femmes que …

Les sages se défilent encore (Par Serigne Saliou Gueye)

Sous nos cieux, les Sages (mais au fait, le sont-ils ?) ont un devoir de …