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AMBIANCE DE MAGAL À LOUGA La ville désertée par les populations

Tout observateur ou riverain habitué à se pavaner dans les rues de la ville de Louga ne manquera pas de se poser des questions sur l’ambiance et l’atmosphère qui règnent dans la capitale du Ndiambour. Des rues quasi désertes, des boutiques fermées, une circulation très fluide, le Magal de Touba est passé par là. Tout ou presque fonctionne au ralenti.

Sur les grandes artères naguères peuplées de piétons, de taxis  urbains, motos taxis « Jakarta » et autres calèches, la désertion est presque totale. Pas l’ombre d’un taxi urbain en face de la mairie ou à l’arrêt dit « Arrêt Mansour Bouna » (En référence à la proximité de la station des taxis urbains avec le domicile de l’ancien député-maire de Louga). Les rares personnes en quête d’un véhicule pour des courses en ville se tournent les pouces et doivent avoir de la patience pour s’offrir à tout hasard un taxi. Les calèches qui, elles, faisaient le décor aux alentours des marchés de la ville sont invisibles, donnant du fil à retordre aux rares femmes de ménage restées sur place et obligées de faire leurs provisions. Et rares sont les motos taxis « Jakarta » qui ne sont pas les moyens de transport appropriés pour certaines personnes.

Paradoxalement dans toutes les artères, par groupes de personnes, sacs de voyage en bandoulières, on tente de rallier la gare routière dite « Garage Touba », point de convergence des pèlerins à destination de la ville sainte de Touba. Là, l’ambiance est à son paroxysme et des véhicules tous genres sont affrétés pour transporter ces milliers d’hommes et de femme vers Touba.

Dans les marchés, la majorité des commerçants a baissé rideaux, des étals pliés avec comme effet immédiat, la rareté de certains produits dont les tenanciers ne veulent rien rater de ce qui se passe à la ville du fondateur du Mouridisme.

C’est dire qu’en l’espace d’un Magal, la ville de Louga s’est totalement métamorphosée et offre une ambiance qui en dit long sur le nombre de citoyens qui a rallié Touba pour sacrifier à la tradition d’une des plus grandes confréries du Sénégal.

Samba Khary  Ndiaye

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