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Amélioration du pouvoir d’achat : La Cnes suspend sa position à la décision des commissions techniques

Le bureau exécutif de la Cnes attend la fin des travaux des commissions techniques pour donner sa position sur les revendications des travailleurs.

Source : walfafdjri
La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) ne veut pas anticiper sur la décision des commissions techniques. Autrement dit, elle ne veut pas dire, pour le moment, si elle accède oui ou non à la demande des syndicalistes qui est relative à l’amélioration du pouvoir d’achat des populations. Lequel s’articule autour de la baisse de la fiscalité sur les salaires, de la baisse des prix des denrées de première nécessité et de la baisse du prix du loyer. Sur ces questions jugées ‘prioritaires’ par les syndicalistes (parce qu’il y a d’autres points inscrits sur leur plate-forme revendicative), le président de la Cnes préfère attendre que les membres desdites commissions mettent sur la table les fruits de leur réflexion. ‘Il ne faut pas donner des réponses avant la fin des discussions. Il ne faut pas gesticuler avant d’aller à la table de négociations. Je pense qu’il faut donner la chance à ces pourparlers’, déclare M. Mansour Kama lors d’un point de presse tenu hier au siège de son organisation, tout en réaffirmant l’ouverture de la Cnes à examiner ces questions sociales.

Il entend ainsi respecter les engagements du patronat au nom de qui il a signé un protocole d’accord avec les centrales syndicales et le gouvernement lors des négociations tripartites du 08 janvier dernier. Dans la foulée, il s’étonne du fait que le Conseil national du patronat (Cnp) organise une conférence de presse sans son instance. ‘Nous n’apprécions pas la démarche solitaire du Cnp. La logique voudrait que nous soyons unis. D’autant que nous avons négocié ensemble avec les travailleurs et le gouvernement et que c’est moi-même qui a signé le protocole d’accord’, déplore le président de la Cnes. ‘Peut-être que c’est une erreur de parcours. Mais je pense qu’il est important que nous négocions dans un climat apaisé’, ajoute-il. ‘Ce qui est important pour nous, c’est l’unité patronale pour l’intérêt de l’économie nationale. Et la Cnes l’a inscrite dans l’article premier de son statut. Ce que nous devons faire, c’est de nous donner la main pour voir ensemble comment nous pourrons régler les problèmes économiques du pays qui se posent à nous. Nous sommes ouverts à une concertation avec le Cnp pour faire avancer les choses. C’est plus important que la question de la représentativité patronale. Mais nous sommes ouverts pour une enquête sur la représentativité pour que l’on sache qui fait quoi’, poursuit-il.

Revenant sur les produits de consommation courante, M. Kama dit être favorable à la baisse des prix des denrées, mais avec beaucoup de précautions. ‘Oui pour la baisse des prix des denrées, mais il faut savoir que nous sommes dans un régime libéral et non un régime homologué. On ne peut pas donc administrer un prix’, souligne-t-il. ‘Il faudra tenir compte des contraintes des entreprises qui sont les premiers responsables, c’est-à-dire qui sont concernées par la demande. Des discussions se font sur la base des structures des prix pour voir dans quelles mesures il est possible d’envisager une baisse des prix des produits de consommation courante’, ajoute le président de la Cnes.

Mais pour le vice-président de la Cnes, M. Fayçal Sharara, la solution la plus importante pour limiter la flambée des prix des denrées de première nécessité, c’est de produire beaucoup ce que les populations consomment. Pour lui, l’heure de la relance de la production est arrivée.

Sur le loyer, le président de la Cnes préconise une meilleure solution que celle de la baisse des prix. ‘Nous pensons que le travailleur a besoin d’une maison qui lui est propre. C’est pourquoi nous sommes en train de réfléchir avec nos architectes et nos entrepreneurs du bâtiment et de travaux publics (Btp) sur un type de logement qui ne serait pas cher. Il faut faciliter l’accès au logement. C’est mieux que la baisse du prix des loyers’, propose-t-il.

En outre, M. Kama manifeste son souci de préserver les instruments du dialogue social et de bâtir une harmonie entre patrons et travailleurs. Mises en place le 08 janvier 2008 dans le cadre des négociations tripartites entre le gouvernement, les organisations patronales et celles des syndicats pour réfléchir sur les voies et moyens d’améliorer le pouvoir d’achat des populations, les commissions techniques devront déposer les conclusions de leurs travaux le 30 janvier courant.


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