Confidences

Analyse organique de sang : Amadou Tidiane Ndour soumet sa technique à l’Oapi

  • Date: 6 octobre 2015

La persévérance d’Amadou Tidiane Ndour a payé. Il a passé plus de cinq ans à affiner la technique d’analyse de sang à partir des ongles, de la peau, des cheveux, des yeux et de la langue. Cette méthode d’analyse est soumise à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) pour sa reconnaissance.

Dans son spacieux salon, d’une villa située derrière les locaux du Crédit mutuel de la Cité Fadia, Amadou Tidiane Ndour apparaît détendu. Il sourit au premier contact des visiteurs. Il est enthousiaste de parler pour la première fois de son invention aux professionnels des médias. En 2005, le président Macky Sall, alors Premier ministre, lui avait apporté son encouragement pour sa technique d’analyse organique de sang. Il l’avait mis en rapport avec le ministre de la Santé de l’époque. « Je vous félicite pour cette grande découverte qui va contribuer au développement de la science pour notre pays et vous encourage dans vos recherches », lit-on dans une correspondance datée du 10 décembre 2004 et signée par l’ancien Premier ministre d’alors Macky Sall. L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, avait été aussi séduit par l’originalité de cette invention. Malgré tout, cet homme de taille moyenne et de teint noir né à Kaolack le 17 août 1957 n’a pas voulu s’enflammer. Il attendait la validation d’une institution spécialisée. L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a approuvé le caractère innovant et l’utilité de la technique d’analyse de sang sans utilisation d’appareil. Le travail lui avait pris cinq ans.

« J’ai inventé l’analyse organique de sang sans utiliser d’appareil. Le sang est analysé dans son environnement biologique, à travers les organes externes. Par exemple pour la détection du taux de sucre, il suffit de presser l’ongle et de le gratter pour déterminer le taux de sucre en moins de quelque secondes. C’est une technique appréciée », explique Amadou Tidiane Ndour. Cette technique a été testée chez les hommes politiques lors des expositions organisées en 2012. Ce sont des derniers qui ont conseillé l’auteur à entamer des procédures de protection de cette invention. L’Agence sénégalaise de la propriété et de l’innovation technologique (Aspit) a encadré les procédures de reconnaissance. « Je remercie le gouvernement qui m’a octroyé une subvention pour le dépôt des dossiers pour le brevet. Je viens de payer les annuités. Cela veut dire que le dossier est accepté. C’est une découverte importante », se réjouit l’inventeur.
Amadou Tidiane Ndour ne veut pas que les médecins et les professionnels de la santé soient prisonniers des technologies. Pour lui, ils peuvent continuer de donner de l’importance aux examens basés sur le toucher et l’observation. En effet, les patients se plaignent de plus en plus des nombreuses analyses que prescrivent les médecins. Comme beaucoup d’inventeurs sénégalais, Amadou Tidiane Ndour offre la possibilité à ses compatriotes d’avoir accès aux examens médicaux en dépensant moins. Il précise que ce n’est pas uniquement une réponse locale à un problème. Puisque cette technique peut être utilisée un peu partout du moins si l’inventeur accepte de partager ses secrets. « Je suis en mesure de connaître les différentes maladies qui affectent le fonctionnement de l’organisme à travers les ongles, les cheveux, la langue, les yeux et la peau. C’est à partir du toucher et de la vue », soutient l’inventeur. Il défend le caractère scientifique de la technique. Rien, dit-il, n’est pas basé sur une interprétation sans fondement.
« C’est une méthodologie fiable et transparente et moins coûteuse. Dans les laboratoires, les analyses coûtent beaucoup d’argent », évoqué Amadou Tidiane Ndour. Son père est mort de glaucome. Depuis cette disparition, l’ancien élève de l’école « Kasnack » de Kaolack s’est intéressé aux problèmes de santé. En plus de cette technique à base de produits végétaux du Sénégal, du Mali, il a fabriqué des médicaments avec une maîtrise des doses.

PROMOTION DES SCIENCES, DES INVENTIONS… : La rubrique « Inventeurs et Chercheurs de chez-nous » fait son chemin

Le quotidien national « Le Soleil » ne cesse de recevoir les requêtes des chercheurs, des innovateurs pour la vulgarisation de leurs travaux. Cette rubrique a été lancée il y a un an. Elle a contribué à la diffusion des résultats de recherches et des inventions des Sénégalais y compris ceux qui se trouvent en France et aux Etats-Unis. Aujourd’hui d’autres organes de presse sont sur la voie de lancer leur version de « Inventeurs et chercheurs de chez-nous ». Le quotidien national se félicite que d’autres médias accordent davantage d’espace, de temps à ces Sénégalais dont les inventions et les innovations étaient méconnues du grand public.
La rubrique « Inventeurs et chercheurs de chez-nous » qui paraît tous les lundis se veut un espace de vulgarisation des inventions, des innovations et des résultats de la recherche. Il est admis que le déficit de promotion des résultats de la recherche, des inventions est l’obstacle principal à leur valorisation. Depuis sa création, des inventeurs et des chercheurs n’ont cessé de saluer et d’encourager l’initiative. Tous les auteurs  des inventions et des innovations ou des chercheurs qui ont contribué à faire avancer la science peuvent nous contacter au mail suivant :
Le Soleil

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