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Angola: le pouvoir réprime une manifestation, 10 arrestations dont un journaliste

  • Date : 30 juillet 2015

Un journaliste de la radio angolaise d’opposition Radio Despertar a été arrêté mercredi en marge d’une manifestation pour demander la libération de 15 opposants arrêtés en juin, réprimée sans ménagement, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.Gonçalves Vieira, dont la radio soutient régulièrement les appels à manifester des jeunes contestataires du régime, figure parmi les cinq personnes arrêtées avant la manifestation, a indiqué un proche du mouvement. « Cinq autres personnes ont été arrêtées pendant la manifestation », a-t-il ajouté. Les locaux de sa radio ont par ailleurs été encerclés plusieurs heures mercredi, selon les journalistes bloqués à l’intérieur, qui ont témoigné aux micros d’autres médias. A l’heure où les manifestants se sont retrouvés sur la place de l’Indépendance à Luanda en fin d’après-midi, la police les attendait depuis plusieurs heures et avait déployé un important dispositif de sécurité à travers toute la ville, selon des témoins. Le parti au pouvoir, le MPLA, a en outre mobilisé son mouvement de jeunesse pour organiser une contre-manifestation au même endroit, avec fanfare et sonorisation musicale très bruyante. Les manifestants ont été chargés par des policiers venus avec des chiens et l’un d’eux a été mordu, selon des photos circulant sur les réseaux sociaux. Quinze militants, accusés de vouloir renverser le président Jose Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis plus de 35 ans, sont en détention depuis juin. Leur arrestation a provoqué de vives réactions dans le pays comme à l’étranger. Les plus connus sont le rappeur Luaty Beirao, fer de lance du mouvement contestataire en Angola, et Manuel Nito Alves, déjà emprisonné pendant plus de deux mois en 2013 pour avoir fait imprimer des tee-shirts hostiles au président. Le vice-procureur général Helder Pita Gros a justifié leur détention à la télévision nationale, expliquant qu’ils n’avaient pas été arrêtés pour délit d’opinion mais parce qu’ils s’apprêtaient à organiser un soulèvement « aux conséquences incalculables » en mobilisant des étudiants et des travailleurs.Depuis mars 2011, ces jeunes lancent des appels à manifester pour exiger le départ du président angolais et de meilleures conditions de vie. Les manifestations sont systématiquement interdites et réprimées par la police, le plus souvent dans la violence. Depuis la fin de la guerre civile (1975-2002, 500.000 morts), l’Angola, deuxième producteur de pétrole du continent derrière le Nigeria, connaît une forte croissance économique mais plus de la moitié de sa population vit toujours avec moins de deux dollars par jour.

 

Source Izf

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