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Année universitaire 2018-2019: Les mises en garde du Sudes-Esr

Le Syndicat unitaire démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES-Enseignement Supérieur et Recherche) alerte sur les menaces qui pèsent sur l’année universitaire 2018-2019. En conférence de presse, Les camarades d’Oumar Dia estiment que l’année universitaire débute sous de mauvais auspices.

 L’année universitaire risque d’être perturbée si l’on en croit les syndicalistes du Sudes-ESR. Face à la presse, ils ont tenu à alerter l’opinion sur la situation de l’enseignement supérieur au Sénégal. Selon le Sudes, non seulement l’Etat ne respecte ses engagements à tout mettre en œuvre pour un climat social apaisé, mais semble également incapable de respecter sa propre planification proclamée devant les Sénégalais. « L’enseignement supérieur se débat actuellement dans un chaos total avec, à son sommet, des gens qui se décernent régulièrement des satisfécits et se congratulent d’illusoires améliorations, quand ils ne falsifient pas les données pour se faire bien voir de l’opinion », regrette Oumar Dia, secrétaire général du Sudes-ESR. Et de renchérir : « Face à l’exigence du Sudes d’une retraite inclusive, le Gouvernement n’avait voulu consentir qu’à une solution discriminatoire, ceux qui sont partis en retraite avant juillet 2018 ne pouvant améliorer leurs revenus que par la grâce d’une caisse dite de solidarité, spécialement alimentée par les enseignants chercheurs en activité. Les autres perçoivent de droit une pension améliorée ». Le Sudes se préoccupe du sort des milliers d’étudiants qui ont déserté certains campus parce qu’ils ne pouvaient plus se restaurer dans les restaurants universitaires déficitaires à cause de « l’incurie de l’Etat ». « Les enseignants vacataires sont maintenus dans la précarité et sont très mal payés ». Ces syndicalistes sont d’avis que l’Etat s’est lancé dans des dépenses somptuaires avec la construction de l’arène nationale et du Centre international Abdou Diouf à Diamniadio, au moment où leurs camarades des autres universités sont dans de réelles difficultés. Sur leurs préoccupations, ils font noter le déficit d’infrastructures et les budgets universitaires jugés insatisfaisants.

« La conséquence de cette insuffisance des budgets est une privatisation de fait des universités publiques, obligées de créer des formations payantes pour pallier les manquements de l’Etat. Il y a de fait une discrimination par l’argent pour des formations importantes pour l’avenir de ce pays », relèvent les syndicalistes. Sur cette liste, ils y ajoutent le fait que la recherche ne soit plus financée dans les  universités publiques et les moyens alloués aux voyages jugés très faibles. Pour faire face à ces menaces qui pèsent sur l’année universitaire, le Sudes invite le Gouvernement à ouvrir des négociations avec les syndicalistes sans attendre le déclenchement de perturbations. Mais également, d’accélérer les constructions d’infrastructures universitaires et de mettre un terme à l’orientation des bacheliers dans le privé.

Ngoya NDIAYE

 

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