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Ansoumana Dione: «Je gouvernerai sans Premier ministre»

Ansoumana DIONE, Président du mouvement politique Jaamu Askan Wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019, annonce, dans cet entretien exclusif accordé àRewmi quotidien, qu’il gouvernera le Sénégal sans Premier ministre, après sa victoire certaine, au soir du dimanche 24 février 2019. Par conséquent, il compte, en tant que Président de la République, défendre, lui-même, sa politique générale à l’Assemblée nationale devant les représentants du peuple. 

Un Président de la République devant les députés ?

Oui, bien sûr. D’ailleurs, c’est ce qui est normal. Le Président de la République étant le chef de l’Exécutif, choisi par les populations pour présider à leur destinée, a le devoir de présenter sa déclaration de politique générale devant les députés représentant le peuple, en présence du Président de l’Assemblée nationale, le patron du pouvoir législatif.

Pourquoi ce choix de gouverner sans Premier ministre ?

Non seulement je gouvernerai sans Premier ministre, mais je formerai un gouvernement avec un nombre de ministres très réduit. En vérité, ce choix s’explique par ma volonté d’être un Président de la République, chef du gouvernement, pour une meilleure satisfaction des préoccupations des citoyens. Aujourd’hui, le Sénégal vit les lourdes conséquences d’une très mauvaise gestion de la part de ses hommes politiques, de Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Dans un premier temps, il sera obligatoire de refonder totalement le système en place, qui se trouve être l’un des obstacles majeurs pour mettre le pays sur les rampes du développement.

Quelles sont les réformes que vous mettrez en place ?

D’abord, je rappelle que lorsqu’on choisit de gouverner un pays, on n’a plus le droit de s’enrichir sur le dos des populations. Et, de 1960 à nos jours, nombreux sont les chefs d’Etat et ministres de la République qui ont amassé, en quelques années, pour certains, d’autres, en quelques mois seulement, beaucoup de millions ou de milliards de francs CFA, sans jamais être en mesure de justifier l’origine de leur énorme fortune. D’ailleurs, la plupart des candidats à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019 est composée par ces anciens Premiers ministres ou membres de gouvernements, entre autres. Tout ce qui les préoccupe aujourd’hui, c’est d’accéder à la Magistrature suprême pour leurs propres intérêts. En vérité, le peuple a été toujours trahi. Car gouverner un pays, c’est se mettre au service des populations, d’où mon choix d’être le Serviteur du peuple, Jaamu Askan wi, sans rien absolument attendre en retour. Pour moi, l’honneur vaut mieux que le bonheur et cela a été, jusqu’ici, depuis l’an 2000, ma seule ligne de conduite. Alors, Je mettrai surtout en place des dispositifs pour lutter contre la corruption et gérer les ressources de l’Etat au profit exclusif des citoyens.

Où en êtes-vous concrètement avec le parrainage ?

Oui, j’ai entamé la collecte des signatures, ce lundi 10 septembre 2018. Et, mon objectif est d’avoir soixante-dix mille parrains, ce qui ne sera pas un problème pour moi, bien que je sois confronté à d’énormes problèmes d’ordre matériel et financier. Vous savez, à cause de mon combat en faveur des malades mentaux, je suis resté pendant près de vingt ans sans pouvoir exercer une seule activité génératrice de revenus. Conséquences de ces sacrifices consentis au profit des populations, je ne dispose aujourd’hui d’aucun moyen. Mais, malgré tout ceci, je reste convaincu de ma victoire en 2019. Déjà, nombreux sont mes concitoyens qui m’appellent d’un peu partout à travers le pays pour parrainer ma candidature. C’est la raison pour laquelle j’invite tous les patriotes du pays, d’ici et d’ailleurs, à soutenir ma candidature pour faire libérer le peuple sénégalais de notre classe politique, source de tous les maux dont souffre notre société.

Pensez-vous pouvoir atteindre votre objectif ?

Oui. Vous savez, moi, je suis un homme de défi. Et qui plus est, l’élection présidentielle de 2019 est celle du peuple qui devra choisir son prochain dirigeant en dehors de la classe politique. En clair, tous les hommes politiques qui s’agitent présentement pour rien, en premier chef le candidat Macky Sall, sont tous conscients de leur défaite au soir du 24 février prochain. Seulement, ils sont en train d’organiser, en vain, une sorte de résistance pour faire face à la volonté populaire. Mais, quoi qu’il en soit, le peuple lui, sait là où il va, contrairement à cette élite politique ayant fait son temps et qui devra céder maintenant la place à une nouvelle génération de dirigeants, capables d’apporter des réponses correctes aux préoccupations des populations. En vérité, nos hommes politiques devraient même avoir honte de prétendre diriger encore le pays, après avoir plongé le peuple dans cette situation insoutenable. La solution à nos problèmes viendra de nous-mêmes, avec une gestion saine du pouvoir par le peuple et pour le peuple.

M. BA

 

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