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Antoine Diome nommé agent judiciaire de l’Etat  Les avocats de Tahibou Ndiaye désapprouvent

  • Date: 24 juin 2015

 Les avocats de l’ancien directeur du Cadastre, Tahibou Ndiaye ont soulevé, hier, une observation à la barre de la Crei. C’est pour récuser le substitut du Procureur spécial, Antoine Diome. Selon la robe noire, il y a un décret qui le nomme agent judiciaire de l’Etat et que pour l’impartialité des débats, Diome devait quitter sa chaise. 

A la reprise du procès de Tahibou Ndiaye, ancien directeur du Cadastre, hier, ses avocats ont fait observer à la Cour que le substitut du Procureur spécial Antoine Diome doit quitter sa chaise, dans la mesure où il y’a un décret qui le nomme agent judiciaire de l’Etat. Premier à faire l’observation, Me Demba Ciré Bathily explique : «le sieur Antoine Diome a perdu sa qualité de Procureur spécial, depuis la sortie dudit décret. Sa présence au sein du parquet spécial rend la composition de la Cour irrégulière. Alors que Tahibou Ndiaye et sa famille doivent être jugés par une Cour impartiale.» Toutefois, ajoute la robe noire : «Antoine Felix Diome est un excellent parquetier, mais nous sommes aussi d’excellents avocats. J’aurai bien aimé en découdre avec lui, mais nous avons des lois qu’il faut respecter.» Son confrère, Me Abdourahmane Sow dit Lenine a abondé dans le même sens, arguant toujours qu’ils n’ont pas peur de faire face au substitut du Procureur spécial. «Nous n’avons peur de rien, de personne. On n’a pas peur de Monsieur Diome. Par ailleurs, vouloir remettre en cause ce décret, c’est méconnaitre le droit administratif. Nous demandons à ce qu’il quitte sa chaise pour venir ici du côté des agents judicaires de l’Etat. Parce qu’il s’agit d’une question d’impartialité. Antoine est un ami. Je ne doute pas de ses compétences. Mais, je n’ai pas peur de croiser le fer avec lui», a indiqué la robe noire.

Cheikh Tidiane Mara : «si j’avais reçu notification du décret…»

A la suite des avocats de la défense, le Procureur spécial Cheikh Tidiane Mara a pris la parole pour demander «de quoi a-t-on peur ?». Le parquet spécial a soutenu que s’il avait reçu notification d’un décret détachant son substitut, il serait le premier à en tirer les conséquences. «Il est toujours membre du procureur spécial, parce qu’on n’a pas encore reçu notification des décrets. Personne n’a vu cet acte. C’est pourquoi, je demande que les observations soient rejetées», a-t-il demandé. De son côté, Mafal Fall, agent judiciaire de l’Etat, est d’avis que l’acte n’a pas été notifié au substitut du Procureur spécial. Selon lui, c’est quand même un destin qui poursuit atrocement Antoine Diome. «La meute lui tombait dessus. Il y a six mois (procès Karim Wade), on ne voulait pas de lui et il est toujours là. Il faut le laisser finir les quelques temps qui lui restent dans cette Cour», a-t-il déclaré. Moussa Félix Sow, un des avocats de l’Etat, de dire que cette observation «c’est pour amuser la galerie». «Il faut qu’on nous produise le document. On ne peut pas récuser le procureur de la République. Le premier décret qui l’a nommé comme substitut procureur n’a jamais été abrogé. Et nos amis de la défense voulaient meubler le temps voire même amuser la galerie», raillera-t-il. Un autre avocat de l’Etat, Me Aly Fall a montré son étonnement, à la suite de Me Sow. «Je suis étonné des observations formulées par la défense. Un acte que je n’ai pas vu ne me parait pas trop fondé», a-t-il précisé. Toutefois, le Président de la Cour Henry Grégoire Diop a indiqué qu’il n’y a pas de décision à prendre par rapport à toutes ces observations. Mais, recadre-t-il, la Cour a pris bonne note. A la suite des observations soulevées par la défense, la Cour a poursuivi l’audience, avec l’audition du dernier témoin. Il s’agit de Madické Mbodj, expert comptable. L’audience a été ensuite suspendue jusqu’au lundi prochain, avec le début des plaidoiries des avocats de l’Etat.

Cheikh Moussa SARR

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