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Appel à l’intifada et grève générale: la colère monte chez les Palestiniens

Les Palestiniens exprimaient leur colère ce jeudi contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme la capitale d’Israël, alors que le Hamas appelait à une nouvelle intifada contre cette initiative potentiellement explosive. Les organisations palestiniennes ont appelé à trois « jours de rage » à partir de mercredi.

 

Ecoles et magasins sont dans leur très grande majorité fermées ce jeudi à Jérusalem-Est. Les rues de la Vieille ville, habituellement très animées, sont aujourd’hui beaucoup plus calmes.

Quelques groupes de pèlerins y font le chemin de croix, sans être bousculés par les commerçants et passants. Seuls les enfants, qui n’ont pas d’école en raison de la grève, jouent dans les rues.

Calme dans la Vieille ville, mais quelques manifestants se sont rassemblés devant l’une de ses portes en fin de matinée. Quelques dizaines de personnes tout d’abord chantant des slogans, promettant de défendre Jérusalem, et interpellant le président américain avec des « Trump, écoute-nous ».

Beaucoup portent autour du cou un keffieh noir et blanc, l’écharpe traditionnelle palestinienne. Certains essaient également de brandir des drapeaux palestiniens qui sont arrachés par les policiers.

Des forces de l’ordre ont tenté de disperser les manifestants, mais les protestataires sont revenus et étaient plus nombreux encore en début d’après-midi.

Quelques centaines de Palestiniens rassemblés devant la porte de Damas à Jérusalem au lendemain de la reconnaissance de la ville comme capitale d’Israël par les Etats-Unis.

Le mouvement islamiste Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, a appelé à un nouveau soulèvement populaire. « On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu’en lançant une nouvelle intifada », a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh.

L’armée israélienne a annoncé le déploiement de bataillons supplémentaires en Cisjordanie, ce qui représente a priori plusieurs centaines de soldats.

 ■ D’autres pays seraient prêts à suivre Washington

Au lendemain de la déclaration américaine sur Jérusalem, pour Benyamin Netanyahu il y a désormais ce que l’on peut appeler « l’effet Trump ». « Le président américain est entré à jamais dans l’histoire de notre capitale, affirme-t-il. Son nom s’affichera avec fierté au côté d’autres noms dans l’histoire glorieuse de notre ville. » Des propos tenus par le Premier ministre israélien lors d’un événement organisé par le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem précisément.

Pour Netanyahu en tout cas, il y a d’autres pays qui sont déterminés à transférer leur ambassade dans la Ville sainte. « Nous sommes en contacts avec ces pays. Et il est certain, dit encore le Premier ministre, que plusieurs de ces pays le feront avant même les Etats-Unis. »

Dans l’entourage du chef du gouvernement, on estime que le discours de Donald Trump sera un véritable catalyseur et va encourager le transfert d’ambassades qui se trouvent à Tel Aviv vers Jérusalem.

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