APPROCHE DES ÉLECTIONS « La Rdc doit suivre la voie du dialogue comme le Sénégal », selon Gaspar Onoko Nossal

Les Congolais iront aux urnes, au mois de novembre prochain, pour élire leur Président et les représentants à l’hémicycle. En conférence de presse, hier, à Dakar, Gaspar Onoko Nossal, de la structure Agora de recherche pour l’éducation aux droits de l’enfant et à la paix, invite les acteurs politiques à s’inspirer de l’exemple du Sénégal.

La République démocratique du Congo (RDC) devrait tenir des élections présidentielles et législatives au mois de novembre prochain. En conférence de presse, hier, à Dakar, Gaspar Onoko Nossal, Coordinateur de la structure Agora de recherche pour l’éducation aux droits de l’enfant et à la paix, estime que les différents acteurs politiques doivent se retrouver autour d’une table pour éviter les tensions pendant ces échéances électorales. « Nous sommes, aujourd’hui, le 30 juin (hier : Ndlr) c’est le 56e anniversaire de l’indépendance de la RDC. Comme je l’avais fait, la dernière fois, dans les locaux d’Amnesty, je vous ai appelé pour vous inviter, vous interpeller à pouvoir soutenir le dialogue inclusif en République démocratique du Congo (RDC). Cependant, ce pays ne trouve pas un écho favorable de la part des grands acteurs de ce dialogue. Certains partis politiques et certains Congolais ne sont pas favorables à ce dialogue », se désole-t-il.

En effet, Gaspar Onoko Nossal est d’avis qu’on ne peut pas parler de droits de l’homme lorsqu’il n’y a pas de dialogue et un cadre d’échange. « Lorsque les gens ne s’entendent pas, c’est qu’on va tout droit à la mort, tout droit au suicide. La RDC, depuis son indépendance, n’a fait que connaître les vallées du sang, des gens qu’on tue, les gens qui disparaissent, où la sécurité n’existe pas », regrette-t-il.

« Au Sénégal, quand un chef religieux donne une consigne, elle est parfois respectée »

Face à la presse, hier, il a rappelé qu’à l’approche des élections, si les cadres n’arrivent pas à échanger, à s’entendre, on va une fois de plus s’éloigner de la paix qu’on cherche. « Je donne toujours l’exemple du Sénégal par rapport à la paix. Et c’est ainsi que nous interpellons les chefs religieux de notre pays qui quelque part ont manqué une sorte de confiance de la population. Au Sénégal, quand un chef religieux donne une consigne, elle est parfois respectée alors que chez nous, ce n’est pas tellement le cas », a déclaré M Nossal.

Selon lui-même, chez les intellectuels, il est très difficile de leur faire comprendre que le dialogue est une arme importante pour la paix. Toutefois, précise-t-il, quelle que soit l’image qu’on peut donner à l’actuel Président, Joseph Kabila,  il faut d’abord l’écouter parce que si on ne l’écoute pas ça va être un faux procès. « Un procès d’intention qu’on lui fait parce qu’on n’a pas de preuve. Pour avoir des preuves, il faut aller au dialogue et ce dialogue doit se préparer. Le dialogue existe dans nos coutumes, dans nos valeurs culturelles », souligne M. Nossal selon qui, « rien ne peut se gagner sur le terrain s’il n’y a pas de dialogue ; sinon, on va tout droit à la guerre, à la confusion et au conflit ».

Cheikh Moussa SARR

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