POLITIQUE

APRÈS DEUX ANNÉES DE BAMBOULA FINANCIÈRE   Fin de mission pour Moustapha Diop ?

  • Date: 11 juillet 2016

On ne le voit plus. Même plus sur les écrans. Le Ministre Moustapha Diop se met à l’évidence de la réalité d’État. Macky Sall n’a plus besoin de lui. Et le rapport déposé sur sa table est trop bavard.

L’histoire retiendra son nom. Il a effacé des tablettes l’ancien ministre Babacar Bâ avec le compte K2 et Abdoulaye Diack. Ces derniers, connus à des stations de responsabilité différentes pour avoir géré et distribué des centaines de milliards à une clientèle politique dévolue à la cause socialiste. Pour le passage de ce jeune ministre à la tête des micro-finances, l’histoire reteindra, à jamais, son nom. Non pas par compétence et dévouement républicain, mais par ses actes financiers avec l’argent du contribuable. Des milliards ont été distribués dans des conditions jusque-là non élucidées. Des milliers de militants Apéristes ont ainsi bénéficié de la « générosité » financière du ministre Moustapha Diop.

Sans humilité dans l’acte, l’opinion sidérée par cette propension hebdomadaire d’un ministre de la République à distribuer ainsi facilement de l’argent, s’était étonnée du silence des instruments de contrôle financier de l’État. Dans un pays pauvre comme le Sénégal, les actes du ministre ont même heurté certaines représentations diplomatiques accréditées à Dakar.

Un rapport explosif sur la table de Macky

Sous le couvert de l’anonymat, un proche d’un diplomate occidental se demandait, ironiquement, si le Sénégal était devenu, sans le dire, un pays producteur de pétrole. Du côté des hautes sphères de l’État, des mesures conservatoires sont prises et les prochains jours nous édifieront sur le contenu de ce rapport explosif déposé, depuis des mois, sur la table du président de la République. Macky Sall, dépassé par les phénomènes de son ministre, voudrait y voir  plus clair. Encore jusqu’à ce jour, aucun des groupements ayant bénéficié de ce partage « apéristes » n’a remboursé. « Il ne saurait y avoir de remboursement car les crédits étaient octroyés sur aucune base » selon ce cadre d’une institution financière.

Le seul critère retenu était le parrainage d’un ministre, d’un député, en somme d’un haut responsable du pouvoir. À l’heure du bilan, il serait intéressant que les services de contrôle fassent un tour au ministère de la Microfinance. Des instruments de répression du banditisme financier au Sénégal ne  manquent pas. Voilà donc, une patate chaude dont Macky Sall a intérêt à éclaircir au risque de voir « ces cafards » occuper une bonne place du discours électoral à la veille des législatives.

Pape Amadou Gaye

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